| Janvier 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | 31 | |||||||||
|
||||||||||
George SAND, née Aurore DUPIN
Fut maîtresse de Chopin.
Elle servit la littérature
Tout en cuisant des confitures.
Femme de Casimir Dudevant,
Elle met au monde leurs deux enfants.
NOHANT reste son port d’attache,
Elle y accomplit mille tâches.
Après sa séparation,
Ecrivain fut sa profession.
Elle avait la plume facile,
Composa une haute pile
De pièces de théâtre, contes, romans,
Tout en prenant quelques amants :
Musset, Manceau, Marchal, De Bourge.
Ses favoris : Manceau, De Bourge.
Puis elle aima être grand-mère !
Infatigable épistolière,
Confia à son ami Flaubert
Ses croyances et espoirs divers :
Sûre de la vie après la vie.
Elle a été une pythie !
Geneviève Thibert
LE CŒUR SUR LA MAIN
Il était une fois un bourgeois fort nanti.
Bien que riche il était généreux et gentil
Il ouvrait à chacun sa table et son logis.
Et tous en le louant avaient bon appétit
Il avait le cœur sur la main, la bourse aussi,
C’était un bon Samaritain, c’était ainsi.
On l’admirait beaucoup et l’on priait pour lui,
Il était respecté, admiré et chéri.
Mais un certain matin ses deniers il perdit.
Un infâme gredin avide de profits,
Avait réalisé un placement bandit.
«C’est la crise»… apprend-il ; nul n’avait rien prédit.
Son épouse avertie le quitta et partit,
Sa fille en fit autant et regagna Paris.
Il se retrouva seul et de tout démuni.
Pour tous ses créanciers, ses meubles il vendit.
Et le voyant ainsi, les passants ses amis),
Désormais l’évitaient. Craignant qu’il ne mendie
Un peu de réconfort ils marquaient leur mépris.
Par ce revirement il fut anéanti
Il sombra dans l’oubli et perdit tout crédit.
Ainsi désespéré, il erra dans la nuit.
C’est alors qu’en chemin, une lueur se fit,
Une pauvre chaumière éclairée de bougies.
Epuisé il frappa et la porte s’ouvrit.
Un vieil homme voûté simplement l’accueillit.
- « N’es-tu pas le bourgeois dont on parle au pays ?
Je ne suis rien, je suis banni, je suis maudit. »
- « Que dis-tu là l’ami, ce discours est folie !
Tu es un homme bon, cela n’a pas de prix.
Ma demeure est la tienne, je t’offre cet abri,
J’en serais honoré si tu veux bien de lui. »
- «J’accepte avec bonheur et te dis grand merci.
Tu es un bon Samaritain, sois donc béni.
Tu as le cœur sur la main, j’en suis attendri
Et me sens si indigne au vu dont tu agis.
Tu n’as rien pour toi-même et tu donnes à autrui.
J’avais tout sans mérite et me voilà puni.
Ce n’est que justice et je m’en repentis.
Je voudrais compagnon que tu m’instruises aussi. »
- « Tu n’as pas à rougir, aucun mal n’as commis.
Il est plus méritant de donner ses acquis
Quand on est bien pourvu, qu’un bout de pain rassis
Quand, à partager, on n’a que ses soucis.
- Tu étais riche hier mais tu es pauvre aujourd’hui
Et ton cœur est pareil et cela seul suffit.
Tu es bien jeune encore et demain reparti,
Tu comprendras alors le vrai sens de la vie. »
Les deux Samaritains, depuis lors très unis,
Et le cœur sur la main, se donnaient sans répit.
Par leur seule bonté, sans biens et sans roupies,
Ils parvinrent à laver le sceau de l’infamie.
« Des gens comme vous et moi », ou presque… Vous les croisez dans la rue sans les remarquer et vous ne saurez jamais rien d’eux. Pourtant, sous leur apparente banalité, leur uniformité, se cachent des histoires individuelles, drôles ou tragiques, mais toujours singulières. Un objet du quotidien, un parfum volatil, une rencontre ordinaire suffisent à changer leur destin ou à les révéler à eux-mêmes, de façon souvent inattendue. Et si, au détour de quelqu’une de ces nouvelles, vous vous reconnaissez un peu en l’un d’entre eux, n’en soyez pas trop surpris : « des gens comme vous et moi », vous dis-je !
Pour tous renseignements complémentaires, voir avec regards :
association.regards@regards.asso.fr
Minuscule demoiselle,
Comme tu es belle,
A peine huit semaines,
Véritable petite reine.
Légère comme une plume,
Tu ne pèses que 8 gr,
Dans ta petite robe brune
Un petit bout de femme.
Ton nom hirondelle,
Tu en as les couleurs,
Toi tu n’as pas d’ailes,
Mais tu as leur douceur.
Tu ramènes la joie,
Dans la maison triste,
Plus de pleurs avec toi,
Hirondelle ce doux nom.
Bernadette Gonet
Je suis l’ordinateur à votre service !
Mon cerveau comporte une multitude de boîtes
Qui vous fourniront toutes les données que vous désirez connaître !
De plus, je parle !
Oh ! bien sûr ! ma voix de ressemble pas à la vôtre !
Elle n’en possède pas la tonalité ni l’originalité ni l’humanité
Car je ne suis qu’une machine inventée par les humains !
Mais j’ai quand même une certaine personnalité,
De part ma présentation et mon savoir !
Vous appuyez sur un bouton et je réponds à ma manière !
Regardez mon écran et vous y verrez ce que vous désirez connaître,
Comprendre, élucider !
Je sais écrire, je sais compter ! Voyez comme « je sais »,
C’est pour cette raison que j’ai été crée et j’en suis fier !
Servez vous de moi, n’hésitez pas, Je suis un autre vous-même. . .
Hélène Guel
Quand on a le cœur lourd
Et qu’aucun battement
Ne permet à l’amour
De vivre simplement
Quand on a le cœur gros
Et que les rues sont pleines
De gens qui chantent faux
Leurs gammes de « je t’aime »
Quand on a cœur lent
Ne battant la mesure
Qu’à coups de lourds serments
De feux et de brûlures
Quand le cœur est trop fier
Pour avouer l’erreur
On l’aime cimetière
On aime quand il se meurt
Quand on a le cœur bas
Cherchant sa place à vivre
Et que tous nos combats
L’encouragent à vieillir
Quand on a le cœur las
Qu’un petit rien vous blesse
La lame avec éclat
Chasse toute caresse
Quand on a le cœur fou
D’avoir battu pour rien
On prend de mauvais coups
Et l’on oublie le bien
Quand on a le cœur mou
Qui renie la chamade
Qui oublie les mots doux
Il bat mais sonne fade
Quand on a le cœur vent
Cœur qui souffle et qui gronde
On regrette l’avant
Quand il grouillait de monde
Quand le cœur se fissure
Craquelant ses contours
D’un trop plein de blessures
On en devient trop sourd
Quand on a le cœur ment
On ne l’écoute plus
On fait taire les temps
Soleil ne brille plus
Quand le cœur est amer
Sans aucune couleur
Aussi dur que le fer
On jongle avec la peur
Pourtant le cœur est grand
Pour aimer à nouveau
Et l’on pense en pleurant
Qu’un jour il fera beau
Puis un cœur radouci
Apprivoise ses plaies
Il évite l’aigri
Et le gris qu’il était
Le cœur bouge à nouveau
Et la vie recommence
Le cœur touche bientôt
Son piano et sa chance
Le cœur hurle sa joie
Il rayonne il scintille
Et redevient le roi
Perd toute pacotille
Alors le cœur est vrai
Il conjugue la langue
Au temps sérénité
Et prend un goût de mangue
Il danse et il chantonne
Il éblouit le jour
Il peint et il crayonne
Des mots couleur velours
Le cœur et ses démences
Sont un refrain sans fin
Le cœur, ses dépendances
Forgent tous les desseins
Plaignons les cœurs aigris
Qui sont morts avant l’âge
Qui ont quitté la vie
Avant le vrai passage
Quand le cœur devient fort
Le combat est gagné
On regarde la mort
Qui devient notre alliée
Au gré de nos envies
De notre cœur frivole
La mort avec la vie
Dansent la farandole
Carole Regazzoni
Cambo les Bains est une charmante station thermale des Pyrénées Atlantiques, au cœur du Pays Basque. Une petite ville où il fait toujours beau ! Si, si, je vous assure ! Ou du moins presque toujours. Pour vous dire que c’est chaque fois un plaisir d’y aller faire un tour, flâner dans ses rues animées et ses beaux jardins, et déguster une succulente recette basque !
Mais ce jour-là, Cambo-les-Bains me réservait une surprise de taille.
La personne qui était avec moi me dit soudain : stop ! Et entama un savant demi-tour. Elle avait repéré, sur le bord de la route, une petite pancarte délavée mais où l’on pouvait encore lire : LA CHAPELLE AUX ICÔNES ;
Une Chapelle aux Icônes ? à Cambo ? Bien sûr qu’il faut aller voir !
Par un bienheureux hasard, nous avons trouvé la chapelle ouverte, une petite chapelle blanche cachée sous les ombrages de grands arbres. Nous avons fait ce que vous auriez fait vous-mêmes, n’est-ce pas ? Nous sommes entrées !
Ah ! La belle découverte ! La petite chapelle nous accueillait dans son ambiance rouge et or, chaude, amicale. La voute du plafond, en bois, carénée comme une barque renversée, si douce à l’œil, accentuait encore le caractère accueillant de l’édifice. Et sur les murs, derrière le chœur, sur la façade arrière, partout, les peintures mettaient leurs teintes vives et chantantes.
...
... La suite de l'article de Jacky Questel dans notre N° d'octobre de la revue 2000 Regards