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George SAND, née Aurore DUPIN

Fut maîtresse de Chopin.

Elle servit la littérature

Tout en cuisant des confitures.

Femme de Casimir Dudevant,

Elle met au monde leurs deux enfants.

NOHANT reste son port d’attache,

Elle y accomplit mille tâches.

Après sa séparation,

Ecrivain fut sa profession.

Elle avait la plume facile,

Composa une haute pile

De pièces de théâtre, contes, romans,

Tout en prenant quelques amants :

Musset, Manceau, Marchal, De Bourge.

Ses favoris : Manceau, De Bourge.

Puis elle aima être grand-mère !

Infatigable épistolière,

Confia à son ami Flaubert

Ses croyances et espoirs divers :

Sûre de la vie après la vie.

Elle a été une pythie !

 

 

 

Geneviève Thibert

 

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LE CŒUR SUR LA MAIN


 

 

Il était une fois un bourgeois fort nanti.

Bien que riche il était généreux et gentil

Il ouvrait à chacun sa table et son logis.

Et tous en le louant avaient bon appétit

 

Il avait le cœur sur la main, la bourse aussi,

C’était un bon Samaritain, c’était ainsi.

On l’admirait beaucoup et l’on priait pour lui,

Il était respecté, admiré et chéri.

 

Mais un certain matin ses deniers il perdit.

Un infâme gredin avide de profits,

Avait réalisé un placement bandit.

«C’est la crise»… apprend-il ; nul n’avait rien prédit.

 

Son épouse avertie le quitta et partit,

Sa fille en fit autant et regagna Paris.

Il se retrouva seul et de tout démuni.

Pour tous ses créanciers, ses meubles il vendit.

 

Et le voyant ainsi, les passants ses amis),

Désormais l’évitaient. Craignant qu’il ne mendie

Un peu de réconfort ils marquaient leur mépris.

Par ce revirement il fut anéanti

 

Il sombra dans l’oubli et perdit tout crédit.

Ainsi désespéré, il erra dans la nuit.

C’est alors qu’en chemin, une lueur se fit,

Une pauvre chaumière éclairée de bougies.

 

Epuisé il frappa et la porte s’ouvrit.

Un vieil homme voûté simplement l’accueillit.

- « N’es-tu pas le bourgeois dont on parle au pays ?

Je ne suis rien, je suis banni, je suis maudit. »

 

- « Que dis-tu là l’ami, ce discours est folie !

Tu es un homme bon, cela n’a pas de prix.

Ma demeure est la tienne, je t’offre cet abri,

J’en serais honoré si tu veux bien de lui. »

- «J’accepte avec bonheur et te dis grand merci.

Tu es un bon Samaritain, sois donc béni.

Tu as le cœur sur la main, j’en suis attendri

Et me sens si indigne au vu dont tu agis.

 

Tu n’as rien pour toi-même et tu donnes à autrui.

J’avais tout sans mérite et me voilà puni.

Ce n’est que justice et je m’en repentis.

Je voudrais compagnon que tu m’instruises aussi. »

 

- « Tu n’as pas à rougir, aucun mal n’as commis.

Il est plus méritant de donner ses acquis

Quand on est bien pourvu, qu’un bout de pain rassis

Quand, à partager, on n’a que ses soucis.

 

- Tu étais riche hier mais tu es pauvre aujourd’hui

Et ton cœur est pareil et cela seul suffit.

Tu es bien jeune encore et demain reparti,

Tu comprendras alors le vrai sens de la vie. »

 

Les deux Samaritains, depuis lors très unis,

Et le cœur sur la main, se donnaient sans répit.

Par leur seule bonté, sans biens et sans roupies,

Ils parvinrent à laver le sceau de l’infamie.

 

 

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« Des gens comme vous et moi », ou presque… Vous les croisez dans la rue sans les remarquer et vous ne saurez jamais rien d’eux. Pourtant, sous leur apparente banalité, leur uniformité, se cachent des histoires individuelles, drôles ou tragiques, mais toujours singulières. Un objet du quotidien, un parfum volatil, une rencontre ordinaire suffisent à changer leur destin ou à les révéler à eux-mêmes, de façon souvent inattendue. Et si, au détour de quelqu’une de ces nouvelles, vous vous reconnaissez un peu en l’un d’entre eux, n’en soyez pas trop surpris : « des gens comme vous et moi », vous dis-je !

 

 Pour tous renseignements complémentaires, voir avec regards : association.regards@regards.asso.fr

 

 

 

Minuscule demoiselle,

Comme tu es belle,

A peine huit semaines,

Véritable petite reine.

 

Légère comme une plume,

Tu ne pèses que 8 gr,

Dans ta petite robe brune

Un petit bout de femme.

 

Ton nom hirondelle,

Tu en as les couleurs,

Toi tu n’as pas d’ailes,

Mais tu as leur douceur.

 

Tu ramènes la joie,

Dans la maison triste,

Plus de pleurs avec toi,

Hirondelle ce doux nom.

 


 

Bernadette Gonet

 

Je suis l’ordinateur à votre service !

Mon cerveau comporte une multitude de boîtes

 Qui vous fourniront toutes les données que vous désirez connaître !

               De plus, je parle !

 Oh ! bien sûr ! ma voix de ressemble pas à la vôtre !

 Elle n’en possède pas la tonalité ni l’originalité ni l’humanité

 Car je ne suis qu’une machine inventée par les humains !

 Mais j’ai quand même une certaine personnalité,

 De part ma présentation et mon savoir !

 Vous appuyez sur un bouton et je réponds à ma manière !

 Regardez mon écran et vous y verrez ce que vous désirez connaître,

                Comprendre, élucider !

Je sais écrire, je sais compter ! Voyez comme « je sais »,

C’est pour cette raison que j’ai été crée et j’en suis fier !

Servez vous de moi, n’hésitez pas, Je suis un autre vous-même. . .

 

 

 

 

Hélène Guel

 

Quand on a le cœur lourd

Et qu’aucun battement

Ne permet à l’amour

De vivre simplement

Quand on a le cœur gros

Et que les rues sont pleines

De gens qui chantent faux

Leurs gammes de « je t’aime »

Quand on a cœur lent

Ne battant la mesure

Qu’à coups de lourds serments

De feux et de brûlures

Quand le cœur est trop fier

Pour avouer l’erreur

On l’aime cimetière

On aime quand il se meurt

Quand on a le cœur bas

Cherchant sa place à vivre

Et que tous nos combats

L’encouragent à vieillir

Quand on a le cœur las

Qu’un petit rien vous blesse

La lame avec éclat

Chasse toute caresse

Quand on a le cœur fou

D’avoir battu pour rien

On prend de mauvais coups

Et l’on oublie le bien

Quand on a le cœur mou

Qui renie la chamade

Qui oublie les mots doux

Il bat mais sonne fade

Quand on a le cœur vent

Cœur qui souffle et qui gronde

On regrette l’avant

Quand il grouillait de monde

Quand le cœur se fissure

Craquelant ses contours

D’un trop plein de blessures

On en devient trop sourd

Quand on a le cœur ment

On ne l’écoute plus

On fait taire les temps

Soleil ne brille plus

Quand le cœur est amer

Sans aucune couleur

Aussi dur que le fer

On jongle avec la peur

Pourtant le cœur est grand

Pour aimer à nouveau

Et l’on pense en pleurant

Qu’un jour il fera beau

Puis un cœur radouci

Apprivoise ses plaies

Il évite l’aigri

Et le gris qu’il était

Le cœur bouge à nouveau

Et la vie recommence

Le cœur touche bientôt

Son piano et sa chance

Le cœur hurle sa joie

Il rayonne il scintille

Et redevient le roi

Perd toute pacotille

Alors le cœur est vrai

Il conjugue la langue

Au temps sérénité

Et prend un goût de mangue

Il danse et il chantonne

Il éblouit le jour

Il peint et il crayonne

Des mots couleur velours

Le cœur et ses démences

Sont un refrain sans fin

Le cœur, ses dépendances

Forgent tous les desseins

Plaignons les cœurs aigris

Qui sont morts avant l’âge

Qui ont quitté la vie

Avant le vrai passage

Quand le cœur devient fort

Le combat est gagné

On regarde la mort

Qui devient notre alliée

Au gré de nos envies

De notre cœur frivole

La mort avec la vie

Dansent la farandole

 

 

Carole Regazzoni

Cambo les Bains est une charmante station thermale des Pyrénées Atlantiques, au cœur du Pays Basque. Une petite ville où il fait toujours beau ! Si, si, je vous assure ! Ou du moins presque toujours. Pour vous dire que c’est chaque fois un plaisir d’y aller faire un tour, flâner dans ses rues animées et ses beaux jardins, et déguster une succulente recette basque !

Mais ce jour-là, Cambo-les-Bains me réservait une surprise de taille.

La personne qui était avec moi me dit soudain : stop ! Et entama un savant demi-tour. Elle avait repéré, sur le bord de la route, une petite pancarte délavée mais où l’on pouvait encore lire : LA CHAPELLE AUX ICÔNES ;

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Une Chapelle aux Icônes ? à Cambo ? Bien sûr qu’il faut aller voir !

Par un bienheureux hasard, nous avons trouvé la chapelle ouverte, une petite chapelle blanche cachée sous les ombrages de grands arbres. Nous avons fait ce que vous auriez fait vous-mêmes, n’est-ce pas ? Nous sommes entrées !

Ah ! La belle découverte ! La petite chapelle nous accueillait dans son ambiance rouge et or, chaude, amicale. La voute du plafond, en bois, carénée comme une barque renversée,  si douce à l’œil, accentuait encore le caractère accueillant de l’édifice. Et sur les murs, derrière le chœur, sur la façade arrière, partout, les peintures mettaient leurs teintes vives et chantantes.

...


... La suite de l'article de Jacky Questel dans notre N° d'octobre de la revue 2000 Regards

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