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Arc-en-ciel

 

Entourant notre terre avec ton léger voile

Tout se calme soudain, dans l’ultime secret

Que garde la magie enfermé dans sa toile

De même le silence est pris dans ton filet !

 

En ces tendres couleurs éclairant le village

Fantaisie en plein ciel, vient sceller le serment.

La grâce poétique insufflant son message

Captive le regard scrutant le firmament ! 

 

Le soleil enchanté couvre le vallon vert

L’azur prend la beauté naïve des légendes.

Une musique étrange effleure mon désert

Long cri de solitude éclatant sur les landes !

 

Au loin, ses rayures, s’allongent de paresse

S’étirent mollement, puis vont s’évanouir

Dans le souffle du vent, soudain, simple caresse

Dans l’heure du soir qui laisse entendre un soupir !

 

Au jaillissement nu, mon âme s’en alla

Cueillir dans son miroir, un rayon de lumière.

A jamais accablé d’azur, le jour s’en va

Comme l’ombre du temps, s’endort dans la rivière !

 

Les remous pailletés de lumière charmeuse

M’attirent vers la grève à l’éclat scintillant.

L’arc-en-ciel s’évapore, alors que luit, frondeuse

La lune, par-dessus le feuillage accueillant !

 

 

 

Vient de paraître

 

 

FLORILEGE EN CLE DE SOL de Michel Carrillo

 

Un bonheur que d'écouter, réactualisé avec harmonie et passion par Michel.
Des heures de musiques qui nous entraînent dans une plénitude sereine.


Un ouvrage  de 88 pages + un CD

67 mélodies et 67 poèmes

54 en instrumental et 13 chantées

Poèmes et mélodies se répondent.

Une grande variété de style et d’inspiration.

Chez l’auteur : 15 € franco de port (voir avec Regards)

 

Sommaire :

1.Berceuse vénitienne
2.Bourgeon de cerisier
3.Mon bon roi Dagobert
4.La diligence de Lyon
5.Belle gitane
6.Grenade
7.Je t’aime
8.Lara
9.Les lilas de la Touraine
10.Madeleine
11.La marelle des bébés
12.Marion
13.Le marchand de sable
14.Le soupir du Maure
15.Au fond de ma mémoire
16.Le Pacha
17.Une pluie de roses
18.Le poids du rêve
19.Raphaëlle
20.Regrets
21.J’ai rêvé d’un baiser
22.Si petite
23.La petite souris
24.Stephen
25.Valentin
26.Tambour du roi
27.Venise
28.La rose des sables
29.Infidèle
30.Le printemps
31.Ta main
32.Andalousie
33.Fandango

34.Berceuse gitane
35.Mulier amicta sole
36.Amours anciennes
37.Mélancolie
38.Vous êtes Ma Dame
39.Il est des jours
40.Par l’enfant
41.Ile St Louis
42.Souvent femme varie
43.Alice
44.Les chevaux de bois
45.Il pleut
46.La trompette
47.Suzon
48.Petit moulin
49.Elise
50.La margelle
51.Vénus
52.Regrets
53.Toi qui viens
54.Madeleine
55.La tête dans les nuages
56.Absence
57.Les cigognes sont passées
58.Le coursier sauvage
59.Dans tes cheveux
60.Amours anciennes
61.Nicolas
62.Pavane
63.A des millions d’années
64.La petite étoile
65.Fandango2
66.Si un jour Là-bas
67.Hymne à la paix.

 

Nb : de nouveaux CD en préparation

 

A paraître

MIREILLE roman provençal

LA MAISON SUR LA COLLINE (aussi dans un cadre provençal)

Nous sommes heureux de vous présenter notre nouveau site... Web Regards 2.0

Toujours à la même adresse mais complètement remanié.

http://www.regards.asso.fr/index.html

 

Nous vous en souhaitons une bonne navigation.

 

Sans oublier toutes nos actions en court et pour lesquelles vous pouvez nous envoyer vos contributions.

 

- Les Concours Regards

- La revue 2000 regards d’octobre et celle de janvier avec thème : la vie jusqu’au bout.

Avril : Fais-moi rire

- Printemps des poètes – thème : Couleur femme

 

Tous les documents se trouvent sur notre site.

 

C e légume d’automne, aux forts belles rondeurs,

I déal en potage, apporte, sans tiédeurs,

T out de flammes vêtu les plaisirs et la joie

R ieuse de saison lorsque pour nous rougeoie,

O h combien le jardin de ses feux souverains.

U n souvenir d’enfance alors surgit sans freins…

I l nous conte à nouveau de Cendrillon l’histoire

L orsque pour un carrosse, et c’est un fait notoire;

L e potiron ventru prit forme sans façon.

E t depuis les gourmands chantent à l’unisson :

S  avoureuse est la chair des magiques CITROUILLES !

 

© Johanne Hauber-Bieth

DE LA MAIN A LA MAIN

          

"Araignée jouisseuse, ô main

Main qui peut tout prendre…

Posée sur des pays sans nom

Sur le sein des collines rondes…"

Maurice Fombeure

 

Les mains jointes des orants,

Calleuses des jours sans fin :

Le travail à bras le corps,

La fatigue à bout de bras,

La paye à portée de main.

 

La main au feu de la passion,

La main dans la main de la paix,

La main tendue pour une obole,

La main à la poche du cœur,

La main prêtée pour un service,

La main leste pour corriger

Les fautes de l’adolescente.

 

Les poings brandis de la révolution,

Les bras baissés des capitulations,

Les bras levés des appels au secours.

 

L’index à la bouche cloue la parole,

Les deux pouces joints font chanter une herbe,

La main-bâillon séquestre le silence,

La main soyeuse d’un nuage sombre

Ecarte la main chaude du soleil.

 

 

Apprends à rire et à aimer



Apprends à rire et à aimer

A ressentir tes émotions

A respirer le monde entier

Donne t-en l’autorisation ! ….

 

Apprends à sourire dès l’aurore

En écoutant chanter l’oiseau

Et laisse entrer par tous tes pores

La douceur du matin nouveau

 

Apprends la vie avec bonheur

Donne-lui « vie » chaque seconde

En y croyant du fond du cœur

Elle sera là, source féconde

 

Apprends à regarder la rose

Qui embellit tout le jardin

Car sa beauté, à peine éclose

Sait effacer tous les chagrins

 

Apprends à rire et à aimer

 Pour léguer aux enfants du monde

Tout l’amour d’un monde de paix

Avec l’espoir, source féconde !

De quoi pouvons nous rire, si ce n’est de nous-même ?

Nos travers sont nombreux, et nos défauts idem !

Au physique déjà, nous avons des regrets :

Pourquoi nous lamenter d’être trop enrobés,

Ou bien, tout au contraire, d’être des échalas ?

Chacun est comme il est, un point c’est tout ! voilà !

Et que penser alors de toutes nos faiblesses ?

Nous sommes étourdis ? La mémoire traîtresse

Nous fait défaut soudain ? Nous cherchons vainement

Le nom de cet ami, la place de ce gant ?

Rire de nos oublis, nos bêtises extrêmes

Me semble un sûr garant de demeurer nous-même,

De ne pas ennuyer tous ceux qui  nous côtoient

Par un œil attristé, un trémolo de voix.

Nos erreurs peuvent être des sources de fou-rire,

Si nous-mêmes acceptons qu’elles fassent sourire

Et, greffant de l’humour sur un de nos ratés,

Savons avec chacun en voir le bon côté.

 

Ne nous lamentons pas. Nous sommes tous faillibles.

De notre propre humour soyons nos propres cibles.

La bonne humeur toujours triomphe des soucis,

Et sourire à la vie c’est lui dire merci….

 

Souvenirs


Dans mes pensées, mes rêveries

Je n'ai vu que de rares instants passés

Qui méritent un nouveau souffle de vie

Mais certains perdent ainsi leur intensité

 

Les beaux souvenirs sont les plus meurtriers

Car nous cherchons à les retrouver et les vivre

Nous n'avons plus moyens pour les réveiller

Et la frustration revient, nous enivre

 

La beauté que ne faisons revenir

Nous donne une légère et intense peur

Que ces moments perdent de leur saveur

Saveur que nous avons du mal à lire

 

Chaque parcelle de notre mémoire

Dégage des ondes pures telle l'eau

Dont on ne doit pas tarir la gloire

Pour que le bonheur nous vienne en flots

  CA FAIT PEUR



 

Je rentre dans cette pièce lugubre,

Empreinte de souffrances innentendues,

Une absence de vitalité me perturbe,

La vie semble y être perdue.

 


Cette personne dans son lit s’ennuie,

Elle vit entre cathéter et poche de sang,

Mais elle croît encore en ce qui suit,

Qui à côté peut se plaindre ? Et pourtant…

 


Je m’assois à côté d’elle,

Je l’écoute, je suis le seul à venir la voir,

Je lui prends sa main toute frêle,

Je m’incline devant son être et son savoir.

 


Elle se bat contre cette chose,

Cette immunodéficience qui l’alite,

Tout l’avenir autour d’elle, reste morose,

Mais seule la force l’abrite.

 


Son seul combat, n’est pas que la maladie,

Elle se bat, pour revendiquer ce qu’elle est,

Un être à part entière, mais que l’on dénie,

Parce qu’elle est différente, dans ce qu’elle fait.

 


Cette personne se prénomme « DAVID »,

Il est du troisième sexe, homosexuel,

Son visage est blanc, presque livide,

Mais, il est tellement naturel.

 


Je lui tire mon chapeau bas,

Il se défend contre lui-même et la société,

Tout le monde le fuit, le rabat,

Mais face à çà, qui a la plus de volonté ?

 


C’est facile de dire, qu’il l’a mérité,

C’est tellement mieux de rejeter la faute,

Tout çà, parce qu’il ne s’est pas protégé,

Mais qui en amour, peut sortir la tête haute ?

 


La haute société veut exiger des normes,

Taille fine, beauté et autres stéréotypes,

Mais à quoi pensent ces gens, quand ils s’endorment ?

A leur prochaine soirée VIP ?

 


Mais que voit-on autour de nous ?,

Un monde qui vit avec des exclus,

Homosexuels, handicapés, gens de couleur, que de dégoût,

Qui a décidé pour eux, d’être des intrus ?

 


Ce qui dans la vie est tracé,

Ne peut être changé, et pourtant,

Notre vision des choses, peut être modifiée,

Mais, il faudra encore combien de temps ?

 


Un sourire ou une main tendue,

Ne demande pas beaucoup d’efforts,

Mais ces gestes sont encore trop retenus,

Personne ne veut s’émettre de torts…


Sylvain Bedouet
53 - Laval

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