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L’or du bouilleur de cru de Pascal Wuttke

Publié le par REGARDS

      Ces récits sont ancrés dans la réalité d’un terroir, d’une terre, un village mosellan en l’occurrence. Celui-ci semble assez banal à première vue mais quand on convertit son regard on voit apparaître des personnages étonnants, hauts en couleur, des maîtres du feu et de la pierre qui vont ensoleiller l’imaginaire d’Augustin. Ces maîtres accompagnent ses premiers pas sur la voie initiatique. Dans le village les murs murmurent, une arche frémit, les êtres se transforment, surtout quand le bouilleur de cru se métamorphose en alchimiste. Petit à petit, la réalité s’illumine et les hasards deviennent des rendez-vous magiques. Augustin, voyageur impénitent, transmet à son tour ce qu’il a de plus précieux, son appétence pour la vie car vivre c’est être en marche... Entrons dans son univers singulier et merveilleux !
   Pascal Wuttke vit en Lorraine, dans un petit village près de la frontière luxembourgeoise. Après des études en sciences de l’éducation et en management, il a été pendant une douzaine d’année cadre dirigeant dans une association de défense des intérêts des personnes en situation de handicap. Féru d’ésotérisme, amateur de philosophies orientales et de voyages, l’auteur a eu la chance de rencontrer des personnages hors du commun qui ont illuminé son imaginaire et lui ont montré la voie.

L’or du bouilleur de cru est son premier recueil de récits.
172 pages, papier bouffant, broché - format 14 x 20,5 cm
Règlement par chèque libellé à l’ordre de :
Éditions des Paraiges – 4 rue Amable Tastu - 57000 Metz – 06 60 02 39 22
contact@editions-des-paraiges.eu
- www.editions-des-paraiges.eu

L’or du bouilleur de cru de Pascal  Wuttke

Publié dans actualités de chacun

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UN PEUPLE REVEUR

Publié le par REGARDS

UN PEUPLE REVEUR

 

Ah vous le dirais-je prince intelligent

Votre si beau pays meurt mélancolique

Ainsi il s’approprie la belle réplique

D’une révolution, ce qui est fort rageant

 

Il pourrait en somme jeter la boussole

Penser à votre nom à votre honneur surfait

Envier les fortunes, du plus mauvais effet

Hâtez vous de changer, idée qui console !

 

Sur cette planète Rêve se promène

En chantant l’avenir, bonheur des amoureux

Sur la force d’espoir, ils chantent valeureux

Graves politiques, fols énergumènes...

 

Martine Goblet

Publié dans Artiste du jour

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Un phare au loin....

Publié le par REGARDS

Un phare épie
Rivage piétiné
Mer si paisible
 
 
DESLou
Un phare au loin....

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Livret du Printemps des poètes 2017

Publié le par REGARDS

Retrouvez notre livret du Printemps des poètes 2017 !

 

 

Publié dans Printemps des poètes

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AME MALIENNE de YZA

Publié le par REGARDS

AME MALIENNE

 

 

L’espace de nos bras

S’est écarté

De ce qu’il faut pour y loger

L’enfant

Qui verra les moissons futures

L’ancien

Qui a fait de sa vie

L’offrande de toutes les moissons de la terre.

Le faiseur de pluie

Par qui le soleil trace son chemin

Sur la vie

D’avant et d’après nous 

 

 

L’enfant à la couleur des rêves authentiques

Son château de sable

Parfume de rêves nos raisons

Son pas trébuchant

Nous rend attentifs à la course du sang…

Encore plus que nous

Il puise sa force à la source vive du temps

 

 

La route défile

L’ami qui s’en vient

Ressemble à l’ami qui s’en va

Juste plus riche des mots reçus

Et échangés

Ses cheveux blancs

Baumes sur nos blessures

Sa parole calme

Cautère sur les plaies de nos âmes

 

 

Pour qui a su l’entendre

Sa prière accompagne

Nos gestes au quotidien

Quand nos bras se penchent

Pour porter l’enfant

Au bout de nos espérances

 

 

Derrière la parole de l’homme

Un soleil africain

Absorbe l’hydromel du ciel

Fait danser l’enfant

Au sein de sa mère

Comme les corris au fond des calebasses

Enflamme la voix des griots

Rend le tam-tam insomniaque

Et la fille nubile laisse ruisseler la sueur

Entre ses seins de vierge

 

 

A la saison des pluies

La fécondité accomplie

Son œuvre éternelle

 

 

L’enfant noir ignore tout de nos félicités sucrées

Mais il connaît le prix de l’eau

Le goût du lait sur sa langue

Chaque pierre est son jardin

Le désert la route qu’il apprivoise

 

 

Le bébé endormi sur les reins de sa mère

Connaîtra trois langues

Il vendra au marché le fruit de sa pêche

Ou la pierre de sel des hommes du désert

Qui donne le goût à la vie

 

 

Les mains de la femme retiennent la vie

Et l’eau qui chauffe sur les pierres

 

 

Elle porte sa richesse sur la tête

Son avenir dans son ventre

 

 

Couleurs primaires véhiculées par les étoffes

L’arabesque du verbe illumine le regard

Chanter est de mise

Pour les pierres les dieux et les hommes

Le rythme est nécessaire au pilon qui écrase le grain

 

 

Homme ton cœur

Ton souffle

Et tes mains

Rythment le temps

Il monte de la terre et grouille vers le ciel

Ton ivresse à l’odeur des corps qui dansent

Sueur et sang mêlés

Des chevilles blessées au métal des grelots taillés

Dans le fer blanc des conserves 

 

 

La nuit frémit d’étoiles

De l’enfant à l’homme aux cheveux blancs

La vie jaillit fébrile

Amour intemporel !

 

 

 

Yvette Vasseur (YZA)

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Le cochon de Robert Bonnefoy

Publié le par REGARDS

Le cochon de Robert Bonnefoy

CHEZ mon petit boucher, près du pont, sur le cours,

MOI, j'écoute toujours ses ragots dans l'échoppe,

QUAND il parle du porc en coupant l'escalope.

ON imagine bien les mots de son discours…

 

TUE sous grand renfort de vin blanc sec et court,

LE goret dort, pendu, le regard d'un cyclope…

COCHON comme il se doit, le tueur et sa clope

TOUT en vociférant, boit dans la basse - cour…

 

LE feu est alors mis sur les soies et la paille :

MONDE de bactéries qui vivent par dépôt…

" Rit - on beaucoup chez vous ?… Un barbecue ?… Ripaille ?…"

 

"SAUF que dans ce bûcher, nous sommes la tripaille !…"

LE charcutier jubile en poussant son chapeau,

COCHON comme son nez, rose comme sa peau…

 

 

Sonnet en acrostiche

                                                                       Robert Bonnefoy

 

d'après Edgar Faure

"Chez moi, quand on tue le cochon, tout le monde rit. Sauf le cochon ! "

 

 

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Concours Regards 2016-2017

Publié le par REGARDS

Les nouveaux règlements de nos concours 2016-2017 sont en ligne.

Deux concours littéraires :

Le 19è concours international de littérature Regards

Le 10è concours international de littérature des Cordées

Concours d'art postal des cordées (à venir)

Concours Regards 2016-2017

Publié dans concours

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VOLENT LES PLUMES d'Hélène Porcher

Publié le par REGARDS

Ils étaient tous agglutinés les uns aux autres, les yeux écarquillés, regardant quelque chose sur le sol…

Un bruit de pas dans les herbes sèches les fit se retourner.

Chuchotements… -« Ce sont les poulets…Les flics !!!… ».

Il avança, droit et sûr de lui, fier comme un coq de basse-cour, enregistrant d’un seul coup d’œil tous les détails de la scène et des occupants et sans s’occuper du reste il marcha à grands pas assurés vers le centre d’attraction.

- « Elle est morte ? demanda-t-il à la personne à genou à côté d’une blessée.

- Non, mais amochée, elle s’est débattue mais elle y a laissé des plumes !

- Elle va manquer de panache pour son prochain spectacle.

- Vous avez de l’humour inspecteur !

- Ne me flattez pas j’ai horreur de ça. Vous avez son identité ?

- Je ne connais que son prénom, Rosine, c’est la « chère cocotte » du pharmacien.

- Il est là ?

- Oui, il pleure là-bas, on l’a empêché d’approcher.

- Cela s’est passé comment ?

- Ben on n’a pas vraiment vu, on était au poulailler quand elle donnait son spectacle sur scène ! Elle était superbe avec tout son tralala qui voletait autour d’elle, nous étions fascinés et c’est alors qu’un grand rouquin s’est précipité, il lui a foncé dans les plumes et a essayé de l’enlever. Elle s’est défendue, bec et ongles, il fallait voir ! Le temps que l’on arrive à son secours, le rouquin s’est enfui sans demander son reste !

- Ah voilà, elle se relève, ça va ?

- On dirait que j’ai un coup dans l’aile, mais je crois que je ne m’en sors pas trop mal !

- Vous connaissiez votre agresseur ?

- Oh oui, cela fait un moment qu’il nous tournait autour avec ses petits yeux gourmands et son museau de fouine, mais vous savez, nous avons l’habitude ! Il n’est pas le seul de son espèce, ce sont des grands amateurs de nos spectacles, mais plus encore de nos croupions emplumés !

- Mais n’avez-vous pas de protecteurs ?

- J’ai un ami, le pharmacien, et puis les autres de la troupe veillent autant qu’ils peuvent mais que voulez-vous, ils ne peuvent rester autour du théâtre des opérations toute la nuit !

- Bon je vais dresser procès-verbal, et nous allons organiser des rondes pendant plusieurs jours, Ils sont malins ces renards, mais si nous l’attrapons il regrettera d’être tombé dans nos pattes !

- Monsieur Lecoq ! Le commissaire au téléphone !

- Bon excusez-moi, on va vous aider et vous allez pouvoir vous réchauffer, vous avez la chair de poule. Au revoir !

- Au revoir monsieur l’inspecteur !

- Bon, les gars, on fait la garde à tour de rôle et à mon avis, le pharmacien qui a  eu très peur pour sa protégée et son entourage, vont certainement s’arranger pour clore ce poulailler mieux que cela, le goupil ne pourra plus entrer. Mais gardons l’œil et visons le sien !

- ET VISONS LE SIEN ! répondirent les autres en chœur.

Et tout en caquetant les volailles rentrèrent dans leurs nids, le pharmacien emportant Rosine chez lui, au creux de son bras, pour soigner ses plaies. Pensez-donc c’est sa meilleure pondeuse en plus !

H. Porcher 16-11-10

 

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Revue 2000 Regards en téléchargement gratuite en PDF

Publié le par REGARDS

Retrouvez notre revue en téléchargement gratuit en cliquant sur le lien ! Et n'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires et vos oeuvres pour d'éventuelles publications.

Bonne lecture !

 

http://www.regards.asso.fr/Revues/revue_octobre_2016.pdf

Revue 2000 Regards en téléchargement gratuite en PDF

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MULTIFADA, SORCIERE DES GRANDS BOIS

Publié le par REGARDS

L'histoire complète de la sorcière Multifada...

MULTIFADA, SORCIERE DES GRANDS BOIS

MULTIFADA, SORCIERE DES GRANDS BOIS

MULTIFADA, SORCIERE DES GRANDS BOIS

 

En l’an 2016 de notre ère, Multifada, la sorcière des grands bois, commence une difficile journée. Tous les ans, en cette journée des sorcières, elle se doit de créer un nouveau breuvage et le distribuer, dans la nuit au plus grand nombre.

Tâche délicate, Multifada vieillit et son corps, souvent accidenté lors de ses multiples voyages, fatigue légèrement.

Multifada connait exactement les besoins de ce monde et en sait les remèdes ! Il lui manque seulement quelques ingrédients pour que son chaudron magique  cuise et recuise chacun.

Mais c’est là le grand souci de Multifada !

Elle doit trouver des excréments de différentes créatures vivant en ce monde, entre autre de l’espadon, de l’araignée Trapadoor de Floride, de l’Aye-Aye*, et de grenouille de verre mais aussi et surtout, l’élément dont elle ne peut se passer, de la condensation de la vapeur d’eau libérée par les moteurs d’avion en vol. Sans eux, sa recette ne vaut rien. Et elle se doit d’être, comme toujours, la meilleure sorcière de l’année au concours de la forêt de Brocéliande.

Malgré sa fatigue, due à son âge vénérable de 342 ans, elle enfourche à la tombée de la nuit, Grégoire, son balai, et s’envole en direction des mers tropicales pour trouver un espadon.  Comme toujours, elle a emporté ses remèdes avec elle. On ne sait jamais, la route est longue et en passant si elle peut apporter un peu de bien-être… Elle entame là un tour du monde, certes, bien fatiguant mais prometteur de rencontres amicales et de nouvelles découvertes. Elle est très en retard et ne peut prendre le temps de voir toutes ses amies sur le chemin. Chacune la voit passer bien trop vite. Elle est largement en excès de vitesse !

Grégoire lui pose régulièrement des soucis, il vieillit lui aussi, et cette fois, il ne répond pas à sa demande d’aller à droite, il décide de continuer tout droit. En effet, il a entendu pleurer un enfant, loin, très loin. Ces pleurs lui fendent le cœur et il veut savoir d’où cela vient et surtout s’il peut l’aider. Multifada est furieuse et lui ordonne de changer de direction. Rien n’y fait, il continue tout droit.

- Et bien soit, fais comme tu l’entends ! lui dit-elle, tu as sans doute tes raisons.

En s’approchant, chacun entend les pleurs qui déchirent l’air. Arrivant sur place, le spectacle est désastreux. Gisent, ici est là des êtres inertes, les gravas de leur maison sont éparpillés sur tout le secteur. En regardant plus précisément, ils découvrent le corps d’un enfant caché dans le creux d’un arbre. Ses sanglots redoublent et déchirent le cœur de Multifada et de Grégoire. Très vite, ils comprennent qu’un typhon est passé par là, démolissant tout sur son passage. Elle s’approche de chacun et verse quelques gouttes de l’une de ses potions. Les corps s’animent et peu à peu la plage reprend vie. L’enfant leur offre un sourire que jamais ils n’oublieront.

Ils reprennent leur voyage en allant encore plus vite. Tout n’est pas perdu, elle peut encore arriver à temps, d’autant qu’elle a pu récupérer, sur cette plage de l’excrément d’espadon qu’elle a soigneusement rangé dans sa bourse d’or !

Direction, non loin de là, du moins pour une sorcière, la Floride ! Le balai vole en laissant une trace blanche dans le ciel. Il a dépassé le mur du son. Ils croisent un avion qui laisse échapper une fumée noirâtre qui ne présage rien de bon. L’un de ses moteurs est en feu. Le pilote essaie de garder le cap, ils sont si près de la piste d’atterrissage. Il aperçoit alors nos deux compères s’approcher du moteur et y jeter des gouttes bien rouge… Il craint le pire ! A son grand étonnement, il comprend qu’ils viennent de sauver l’avion et ses passagers, le feu est éteint. Il sera assez difficile, pour le pilote et les passagers d’expliquer exactement « ce miracle ». Ils s’éloignent rapidement non sans avoir prélevé la précieuse vapeur d’eau !

Vite Multifada n’a plus beaucoup de temps et elle doit encore trouver la grenouille de verre en Equateur ! Cet animal, extrêmement rare va lui être difficile à trouver. Elle appelle donc, tout en y allant, une amie sorcière qui habite non loin et qui connait bien la faune de ce pays.

Cette amie lui indique le point précis de leur lieu de reproduction et repart rapidement dans la forêt profonde. Multifada, heureuse de n’avoir pas perdu de temps cette fois, file tel le vent dans cette direction et essuie, en guise de bienvenue des tirs de mitraillettes. Elle avait oublié que certaines frontières sont encore fragiles. Qu’importe, notre sorcière bifurque vers le lieu indiqué et découvre très vite l’objet de leur recherche. Ouf, le précieux butin est bien là. En repartant, Multifada voit sortir de nulle part  un couple avec trois enfants. Ils ont leurs habits de fête et se dirige vers le village, à quelques sauts de balai. L’homme lui fait de grands signes.  Elle est exténuée, a besoin d’un peu de repos !

- Demain c’est jour de fête chez nous, ma famille vous invite à fêter ce jour avec nous !

- J’accepte avec joie dit-elle et assiste au dernier défilé de la fête, traditionnellement suivi d’un repas simple mais frugal… Danses, concerts, dévotion à divers saints, etc…

Les festivités passées direction Madagascar… Voyage facile, sans vraiment d’incident ! Son repos lui a été bénéfique !

- Ouf pense Multifada… J’ai encore une chance d’autant que ces animaux vivent de nuit  et vont donc lui faire gagner du temps !

Mais voilà, c’est sans compter sur les Aye-Aye qui sont tous à une conférence internationale sur l’alimentation saine ! Et oui, comme les humains, ils ont pris de mauvaises habitudes alimentaires et doivent revenir à une meilleure alimentation. En arrivant sur les lieux de la conférence, Multifada est arrêtée sur le champ par la police Aye-Aye pour intrusion. Ils ont en effet très peur des attentats qui pourraient faire disparaître leur race ! L’être humain les déteste et pense qu’ils portent malheur ! Comment expliquer sa mission à un juge. Elle est condamnée à 10 ans de travaux généraux  par un tribunal d’exception. Multifada est dirigée, sous bonne escorte sur son nouveau lieu de résidence ! Heureusement Grégoire est libre et vient l’enlever durant le trajet.

Très vite elle s’éloigne de ce lieu et prend la direction de sa forêt à quelques milliers de pas de balais de là ! Elle réalise soudain qu’il lui manque un ingrédient !

                - Mais oui, bien sûr, se dit Multifada ! En Floride, en sauvant l’avion, j’ai oublié l’araignée Trapadoor ! Cette fois j’ai perdu, je n’ai plus assez de temps !

Notre sorcière est décontenancée, déçue mais particulièrement opiniâtre. Elle décide donc de partir pour l’Australie où réside cette fameuse araignée.  Après des heures de lutte contre les vents qui perturbent Grégoire, enfin, elle aperçoit les côtes de cette île. La partie n’est pas gagnée. L’araignée est dangereuse. Elle n’a pas d’antidote à la piqure… Donc prudence !

- La voilà, elle est là, juste à côté de son terrier. Je vais attendre un peu elle va bien finir par s’éloigner. Mais notre araignée reste tranquillement, inerte, ouvrant juste un peu ses grands yeux. Multifada ne peut attendre. Elle décide donc de s’éloigner un peu et imite le bruit d’une araignée male, puis femelle, ne sachant exactement comment les reconnaître. L’araignée bouge légèrement, écoute et file en direction du bruit. Notre sorcière en profite pour passer la main dans le terrier et en ressortir l’excrément tant convoité.

 

Cette fois, le compte est bon. Multifada et Grégoire arrivent enfin dans leur forêt. Le temps a passé et elle sait qu’il est trop tard mais décide, malgré tout, de mettre à cuire son breuvage !

Et c’est en touriste qu’elle assiste au grand rassemblement des sorcières. L’an prochain elle sera prête pour donner au monde ce breuvage magique. Il suffira alors à quelques êtres humains d’en boire et telle une épidémie, en se touchant simplement de la main, ils rendront chacun heureux et paisible.

La paix pourra enfin régner sur cette terre ! Plus qu’un an à attendre…

 

 

Yvonne Ollier

 

 

*Aye-Aye : petit animal de Madagascar

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