LES MOTS SINGULIERS de Pierre Comte

Publié le par REGARDS

Je ne parviens pas, finalement, à y croire
J’ai pourtant longuement consulté tous les mots
Qui pouvaient désaltérer, que je pouvais boire
Jusqu’à plus soif, m’enivrer sans payer l’impôt.

Toutes ces paroles qui voyagent qui s’accrochent
Toutes ces prétendues sincérités, ces mensonges
Qui frappent et d’un rebond sur le cœur ricochent.
Je refusais, pour les vouer aux plus beaux songes.

J’ignorais que les mots d’amour et d’amitiés,
Sous leurs beaux atours, n’étaient en fait que complaintes.
Au bout du temps passé arrive la nuit. Pitié,
Pitié. Je l’implore et cette errance n’est pas feinte.

J’ai tellement cru en l’ivresse dont le monde parlait
J’en voulais ma part, j’acceptais de partager
Et croyais vivre au pays du plus que parfait.

Rien n’était, pour moi, dans ce monde, à changer.
Pourtant ces hommes, leurs blasphèmes, ces hordes sauvages
N’ont que faire de la désespérance, ses ravages


 

Publié dans Poésies

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