Les bruits des villes et les bruits des champs

Publié le par REGARDS

J'ai lu un article qui m'a beaucoup amusée voire scandalisée: une habitante de notre département a un coq surnommé "Maurice"; les voisins de cette dame viennent quelquefois dans leur résidence secondaire et ne supportent pas les "cocoricos" donc, ils ont porté plainte; ce qui a provoqué des réactions très vives notamment de la part du maire qui soutient à fond la propriétaire de Maurice; celà m'a inspiré l'autre nuit une petite fable dont je vous fais part.

 

 

 

Les bruits des villes et les bruits des champs

 

 

 

         De notre pays le coq est l’animal emblématique

         A l’allure plutôt fière et sympathique

         Cependant son cri, tôt le matin, est si strident

         Qu’il mécontente parfois certains habitants

 

         Le maître de l’animal fut interpellé par un nouveau propriétaire

         Venu séjourner quelque temps dans sa résidence secondaire

         « Monsieur, clouez le bec à votre volatile, je suis venu me reposer

         Et s’il le faut, j’irai porter plainte aux autorités ;

         Ou voire en cachette, lui tordre le cou et le déplumer

         C’est inadmissible d’entendre ce maudit chant

         Qui, de surcroit est désagréable et horripilant. »

 

         « Monsieur, vous avez oublié que vous êtes à la campagne

         Avec ses inconvénients et ses avantages

         L’avantage c’est pour les poules, l’inconvénient, c’est son chant

         C’est ainsi, mais il faut être tolérant avec tous les environnements 

         Si vous m’invitez un jour dans votre grande cité

         Je trouverai sûrement, par le bruit, quelques contrariétés

         Les enfants du dessus qui tapent du talon

         Dans la rue, le passage des bus, autos et camions

         Et ce grondement souterrain, qu’on appelle métro

         Qui, dès potron-minet emmène les parisiens au boulot ;

         Monsieur, j’ai une idée, mon coq a besoin de compagnie

         Je vais lui présenter un ami qui prendra soin de lui

         J’ai pensé à un âne, un superbe baudet

         Peut-être feriez-vous l’affaire, en voisin bien élevé ! »

 

 

Jacqueline Farineau

 

 

 

 

Publié dans Artiste du jour

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LN 13/08/2017 15:28

Tres sympatique et je suis de votre avis, il faut défendre le droit des lieux, à la campagne il y a des bruits inhérents à l'endroit! Sinon que les grognons restent en ville avec la circulation et les autobus! Si ils choisissent un endroit près d'une église qu'ils n'en fassent pas taire les cloches, et si les vaches passent devant leur porte, qu'ils supportent les bouses ou/et les ramassent pour leurs tomates!
Bien des maires ont cédé devant ces exigences absurdes de nouveaux venus, bravo à ceux qui résistent à la pression!!!
Amities et félicitations pour ce poème forme et fond!
LN