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Artiste du jour : Monique Pourre

Publié le par REGARDS

 Mon jardin secret…

 


 

Fouiner aux alentours pour glaner quelques fleurs

avant que de pousser la porte du domaine

des folles herbes qui croissent, avec bonheur,

me démange des ailes, où l'étoile est la reine…

 

de l'antre. Je ne suis pas maître en mon jardin,

pas plus de la déambulation négligente

des bipèdes qui en défrichent les chemins

que des nuées qui s'y invitent, chatoyantes…

 

Caverne d'Ali Baba, des pleins, des visions

de lampe d'Aladin veillant à l'écriture,

ma tanière se créée d'images, d'émotions,

entre ciels et déserts, flammes pour aventure…

 

Avec des bancs de bois, pour le recueillement

ou pour le monologue au temps du grand silence,

mon paysage exhibe un puits, source à l'errant,

vagabond de sa vie, en quête de l'enfance…

 

Parfois quelques ombrés s'y parent des couleurs

camaïeux de soleil sur nuages, lumière

quand tu ouvres ta main à mes sens, à mon cœur ;

en perspective alors surgit une chamière…

 

Car mon jardin secret est lieu de rendez-vous

de papiers musardés et de plumes qui sèment

des mots, des grands, des gros, des petits et des doux,

de l'unique, pour toi, à qui je dis : je t'aime…

 

 

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Artiste du jour : Simone Boinot

Publié le par REGARDS

 CONFIDENCES 






 

En moi montait un flot de souffrance indicible.

Ma lumière, oh ! Pourquoi, se transformait en nuit ;

Je cherchais un sourire, un regard qui séduit ;

Seule, l’ombre vivait dans un tout invisible.

 

 

Comment trouver la clé, le remède apaisant,

Pour qui puisse ma vie encore être féconde ?

Je me sentais perdue, imaginant le monde,

Mon âme douloureuse invoquait le Puissant.

 

 

Qui donc a murmuré : "L’amour est ta richesse,

A celui qui te l’offre, il faudrait l’exprimer,

Dire en vers, pourquoi pas, ta façon de l’aimer ?

Le chant des mots serait un baume à ta détresse."

 

 

C’est la voix de mon cœur, je l’entends chaque jour,

Mais je ne sais rimer, de crainte suis saisie.

J’ai réussi pourtant, avec toi, Poésie,

A composer pour Lui des poèmes d’amour.

 

 

Quand ta muse sourit, mon esprit te modèle :

Tantôt peintre ou sculpteur, affinant tour à tour

La couleur d’une idée et du mot le contour,

De musique il te vêt et murmure : "Sois belle."

 

 

Simone Amélie Boinot

 

79 - Niort

 

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L'artiste du jour : Bernadette Gossein

Publié le par REGARDS

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Maître de musique de Ferenc SEBÖK

Publié le par REGARDS

Musique, tu es vertu sublime

Ta Beauté offre l’Hymne

De l’amour et de la joie

 

Au pied de ta colonne

Ton harmonie résonne

Et raffermit notre foi

 

Maître de musique

L’œuvre nous paraît ludique

Dans ce Temple digne d’un roi

 

Ta muse nous unit

Par Force à l’infini

Dans l’allégresse toi et moi

 

Tripes, esprits et corps

T’écoutent et te dévorent

Dans ce décors où Sagesse fait loi

 

 

Ferenc SEBÖK

Dépôt Sabam

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Texte du jour : Mots sur maux !

Publié le par REGARDS

     Le poète est là pour mettre des mots sur les maux. Sa plume sert enfin à tracer des mots pour échapper à la morosité. Pour prendre de la distance avec la rancune du ciel sans soleil, avec les nuages trop percés, les étés boueux, avec le mois d’août sans vacances.

     Pour réparer ces averses, le poète qui sommeille en moi, cherchera un vocabulaire bleuté pour expliquer que, depuis quelques jours.  La pluie tombe sans discontinuer, je dirai que «les oiseaux font pipi sur le bord de la fenêtre».

     J’inventerai des mots couleurs arc-en-ciel.  Un prénom à une fleur anonyme. Baptiser une cheminée qui ajoute son panache au brouillard traînant sur la ville. Faire de la musique au-delà du silence. Quand la musique est trop bruyante, le silence par son nom secret. J’appellerai le vent «passine»   ou «souffline». Un nouvel idiome, pour tout ce qui passait près de moi. Un «crise de ciel» pour un avion, un «saute-motte» pour un lapin, une «semeuse» quand une fille tombait (sans méchanceté). Enfin des mots drôles, comme lorsque j’étais enfant et que je me racontais des histoires venues d’ailleurs, pour oublier les maux de la vie.

     Une étoile qui s’allumait après les heures : «une chandelle en passe», mais elle était là, et le rêve pouvait continuer. Comme c’est étrange, en devenant plus grand on oublie de faire des jeux de mots… Voilà pourquoi, il y a tant de maux !


Cécile Meyer Gavillet

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Poème du jour

Publié le par REGARDS

LA  TIRADE  DES  PIEDS

 

 

Vous raillez sur mes pieds ! Qu’ont-ils de si comiques ?

Les champignons dessus ne sont point atomiques !

Le fait qu’il soit très dur pour moi de les laver

Ne les empêche pas de battre le pavé.

Dire que je ressemble à un vieux mille-pattes

En comptant mes orteils privés de leurs savates

N’est pas fait pour me plaire, et jamais n’en souris,

Ce que vous dénombrez… Ce sont mes panaris !...

Non, Monsieur, il n’est pas grand besoin d’une trompe

Pour sonner que je marche à coté de mes pompes.

Si mon pied gauche écrase un caca de trottoir :

C’est pas fait pour les chiens, Bon Dieu ! Le décrottoir !

Et comme le disait ma cousine Germaine

Ça donne du bonheur bien plus d’une semaine...

Eh quoi ! Vous aboyez tel un triste cabot

Que j’ai souvent les pieds dans le même sabot.

C’est que la vie est dure alors en bon pépère

Je les achète, moi, toujours par demi-paire.

Cette remarque-là vous devez l’éviter

Elle chamboule mon centre de gravité ;

Mes pieds ne sachant plus où donner de la tête

S’effaceraient sous moi, c’est cela qui m’embête...

Vous ajoutez, Monsieur, «  D’où vient la puanteur

Qui assaille mon nez de perfides senteurs ?

Sous mon pif a-t-on mis de quelconques fromages

À qui la vieillerie a causé des dommages ?

Se peut-il exister effluve sans pareil

Qui détruit l’odorat et tous ses appareils ? »

Ce sont mes pieds, Monsieur ! S’ils sentent le gruyère

C’est faute de fouler les landes de bruyère,

Ils ne foulent pas même un lopin de gazon

Attila le rasa sur tous mes horizons...

 

  

Prétendre que sur deux j’en ai un dans la tombe

N’est pas vraiment gentil, la remarque me plombe.

J’en suis encore fier de mes petits petons,

En quoi vous fichent-ils à ce point les jetons ?

Si mes pieds ne font pas tout à fait douze pouces

C’est qu’ils n’ont pas le temps de se la couler douce

Après force d’usure, ils sont devenus plats

Bien qu’il m’arrive de les mettre dans les plats.

Ça peine un peu celui chargé de la popote

Mais qu’y puis-je, Monsieur ? J’ai les pieds en compote.

S’ils se trouvent parfois près d’un filet mignon

Ils l’accommodent bien avec tous leurs "oignons"...

Ne riez pas Monsieur ! Le temps n’est pas aux rires,

Mes pieds, même liés, ne se laissent pas frire.

Donc il n’est nul besoin d’appeler les pompiers

Car jamais je n’aurai, Monsieur, la… poêle aux pieds !...

Et s’il m’arrive aussi entre crabes et moules

De patauger dans un plat empli de semoule

N’allez pas crier fort, misérable acharné !

Que je le souille avec mes ongles incarnés...

Les hôteliers du coin, italo-soviétiques,

Aussi bornés que vous, égaux antipathiques,

Me refusent l’accès à leurs petits salons

Disant que l’estomac, je l’ai dans les talons...

Cessez de vous gausser ! Respectez ma nature,

N’dites pas que je suis une grosse pointure...

Quand mes pieds dans la boue aiment faire Clap Clap

S’il faut me rhabiller : C’est bien de pied en cap.

Comme ce n’est pas vous qui payez mes costumes

N’essayez pas, Monsieur, de changer mes coutumes !...

Vous venez d’affirmer, et cela n’est pas beau,

Que, sur mes deux arpions, il n’en est qu’un de bot.

Cette réflexion me tourmente et m’indigne

Comme chanter que je suis un vrai pied de vigne.

Mensonge que cela, loin de la vérité,

Mes pieds n’acceptent plus telle sévérité...

Les doigts en éventail mes panards se délassent

Beaucoup plus aisément qu’au fond de leurs godasses,

Une fois prisonniers, changement de décor,

Dans leurs petits souliers mes pieds sonnent du "cor".

 

  

Mais j’en ai plus qu’assez, par-dessus la cravate,

Lorsque vous me prenez pour un traîne-savate.

Il n’est aucun espoir de les voir se calmer

Quand vous criez très haut que mes pieds sont palmés.

Comprenez qu’ils sont las de tous vos commentaires,

Vous perdez chaque fois l’occasion de vous taire.

Et puis en rajouter sur mes pauvres nougats

Pourrait bien vous causer les pires des dégâts !...

Si mes galoches sont en un bois de platane

Elles n’en font pas moins de solides tatanes.

Ces croquenots sont faits pour monter à l’assaut

Mais avant je prends soin d’y ranger mes pinceaux.

Ainsi chaussés voilà des armes redoutables

Que je me garde bien de mettre sous la table.

Des pieds comme ceux-là ne courent pas les rues

Ne comptez pas les voir faire le pied de grue !...

Monsieur, sachez qu’ils sont deux sur le pied de guerre,

Alors si vous voulez protéger vos arrières !

Vraiment je ne vois pas, soyez-en convaincu,

Ce qui m’empêchera de vous botter le cul !…

 

Et vous repartirez fortement estropié

En hurlant à la mort : Sacrebleu ! C’est pas l’pied !

Pendant que gémissant fuirez à cloche-pied,

Pendant ce temps, Monsieur, moi, je prendrai mon pied !

 

 

 

 Robert Pascal

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Poème du jour

Publié le par REGARDS

 

CELESTE MESSAGE

 

 

Voyez tous les nuages

Leurs mille et uns visages…

 

Sur les ailes du vent

Glisse un tableau mouvant.

 

Sentez comme on s’élève

Vers le monde du rêve…

 

Hors des marches du temps,

Vers les cieux envoûtants…

 

Suivez votre nuage :

Quel merveilleux voyage !

 

 

 

Liliane Codant

41 - Salbris

 

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POEME DU JOUR

Publié le par REGARDS

 L’ARC-EN-CIEL ET LE VENT

 

 


Au-dessus d’un lac sans ride,

Un arc-en-ciel majestueux

Déployait l’arche fluide

De son vitrail somptueux.

Du ciel encore tendu de gris

Perlaient les fines gouttelettes

D’une bruine discrète.

L’arc-en-ciel, chatouilleux, en vit ses feux ternis.

"Otez vous donc de là ! Ces larmes m’importunent."

La pluie dit vertement : "Hé ! de votre infortune,

Je ne suis point responsable, l’ami !

Allez voir les nuages ; voilà les vrais coupables."

L’arc-en-ciel poussa des cris épouvantables :

"Holà ! Déguerpissez ! Le gris souille mon âme !"

Les nuées grondèrent : "Dame !

C’est le vent qui nous envoya paître ici.

Adressez vous à lui."

Et l’arc, haussant son rouge à l’écarlate,

Accusa l’alizé de violer ses pénates.

Le vent était un sage ;

Il résolut de corriger l’impertinent.

Il chassa les nuages ;

La pluie les suivit, naturellement.

Et sur le ciel, d’azur repeint,

L’on ne vit plus rien...

 

Telle est l’erreur commune à bien des insensés :

scier la branche à laquelle ils se sont accrochés.

 

Monique Mérabet

974 - St-Denis de la Réunion

 

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