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En écoute : Les quatre saisons de Simone Gailleux

Publié le par REGARDS

Retrouver ce texte écrit par Simone Gailleux et lu par Jacky Questel

(Cliquer sur le titre pour écouter)


 

Les quatre saisons

 

 

 

 

Les feuilles tendrement

Caressent leurs ramures

Dans le vent qui murmure,

Berçant tout doucement

Les petits nids d’oiseaux

Frileusement cachés.

Nids douillet qui bientôt

S’égaieront gentiment

De gazouillis si purs,

Si prometteurs de vie,
En précédant l’envol

Dans le ciel du printemps.

Là-haut vers le zénith

L’astre ardent balayant

De ses bienfaits la terre,

Dardant tous ses rayons

Dessus les champs de blé,

Déchaînant ses orages

Qui zèbrent le ciel noir,
Dégageant bientôt le soleil

Grand maître de l’été,

Qui soudain fraîchissant

Nous emmène au spectacle

Coloré de l’automne

Forêts cuivrées, rouge et or,

Terres nues, labourées…

Les dernières feuilles mortes

Qui volent dans le vent

Comme des voiliers ivres,

Mettent à nu les arbres

Qu’estompe le brouillard

Et frissonnent déjà

Sous les premiers assauts

Des avant-froids d’hiver.

Les perles scintillant

Aux toiles des épeires

Ornent jardins et haies.

Les aubes embrumées

Font un voile à mon cœur

Et les feuilles roussies

De la mélancolie.

 

 

Et passera le temps …

Et passera l’hiver.

De la cinglante bise

A l’immaculé voile,

Des jours sombres et gris

Aux soirées translucides.

Blottie au pied de l’âtre,

Emmitouflée de châles,

Vent hurlant au dehors.

Froide et mortelle saison

Des êtres sans abri.

Heureusement bientôt

Pointera le nez rose

D’un tout nouveau printemps

 

Simone Gailleux

 

Publié dans A lire et à écouter

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Poète du jour : Johanne Hauber-Bieth

Publié le par REGARDS

Aux premières lueurs…


 

D’un coté c’est la nuit, de l’autre un jour se lève

Troublant d’un voile mauve au loin tout l’horizon ;

Sur le noir indigo s’étale comme un rêve,

Belle et ronde à souhait, la lune au diapason.

 

Déjà le coloris nocturne se dilue

L’aube de ses pinceaux vient éclaircir le ciel

Et quelque part l’on sent la lueur résolue

Annonçant le soleil aussi blond que le miel.

 

Une dernière étoile au firmament scintille

Comme pour dire adieu d’un ultime baiser.

Des nuances d’aurore éteignent ce qui brille

Sur le reste d’obscur venant agoniser. 

 

Le sombre devient clair et l’astre de la brune

Ressemble à cette opale, évanescent bijou

Que prisait Isabeau, la belle peu commune,

Pour n’être plus soudain qu’un disque vague et flou…

 

 

© Johanne Hauber-Bieth

Publié dans Artiste du jour

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Résultats concours des Cordées

Publié le par REGARDS

Voici le résultat du 5è concours international littérature et photos que nous organisons avec les cordées de l'association des paralysés de France. La remise des prix aura lieu le 21 septembre à la Mairie de Paris ! 

 

Prix de la lumière :

1° prix : Dominique Simonet – 49150 Bocé

1° prix ex-aequo : Philippe Sauret – 47130 Montsempron-Libos

2° prix : Marie Gimond – 73100 Pugny-Chatenod

3° prix : Raymond Dumaret – 78570 Andresy

 

Prix de la belle cordière

1° prix : Sharon Deslignères -75015 Paris

2° prix : Louis Fontas – 26220 Dieulefit

3° prix : Liliane Codant – 41300 Salbris

 

Prix du callibour

1° prix : Guillaume Viard – 25460 Etupes

2° prix : Dominique Joye – 95280 Jouy le Moutier

3° prix : Dominique Simonet – 49150 Bocé

 

Prix de la marquise de Sévigné

1° prix : Yvette Peyrat – 19270 Lissac

2° prix : Sharon Deslignères -75015 Paris

3° prix : Yves Lambert – 57915 Woustviller

 

Prix de la rotonde

1° prix : René Dubois – 85430 La Boissière des Landes

2° prix : Yolande Moyne-Larpin – 42100 Saint Etienne

3° prix : Philippe Pilato – 06000

 

Prix de la rose d’or

1° prix : Yves Solans – 13270 Fos-sur-mer

2° prix : Yolande Moyne-Larpin – 42100 Saint Etienne

3° prix : - Marie-Sol Sounes – 47400 Montayral

           

Prix du Virgile travesti

1° prix : Liliane Codant – 41300 Salbris

2° prix : Yolande Moyne-Larpin – 42100 Saint Etienne

3° prix : Flora Goma Loukelo – 93430 Villetanneuse

Prix du chat perché

1° prix : Yvette Peyrat – 19270 Lissac

2° prix : Henri Lilienthal – 31300 Toulouse

3° prix : Anny Daprey – 50310 Sortosville

 

Prix Denise Boizot

1° prix : Françoise Pinaud – 19230 Beyssac

2° prix : Catherine Richard – 95490 Vauréal

3° prix : Sarah Menz – 95800 Cergy-Pontoise

3° prix ex-aequo : Michel Ponte – 05230 Montgardin

 

Prix de Poésie pas SMS :

1° prix : Caroline Moal – 94290 Villeneuve-le Roi

Prix d’encouragement : Nicolas Merlier – 38480 Les Abrets

 

Prix de l’herbe rouge :

1° prix : Martine Goblet – 42470 Neaux

1°  prix ex-aequo : Jacqueline Farineau – 17000 La Rochelle

2° prix: Claudine Poupart – 23000 Saint Sulpice le Guéretois

3° prix : Annette  Bonnet – 69500 Bron

 

Prix du chèvrefeuille :

1° prix : Martine Goblet – 42470 Neaux

2° prix : Marie-Sol Sounes – 47400 Montayral

3° prix : Marie-Noëlle Hopital – 13003 Marseille

3° prix ex-aequo : Adeline Piret – 91380 Chilly-Mazarin

 

Prix du slam

1° prix : René Dubois – 85430 La Boissière des Landes

1° prix ex-aequo : Arielle Alby – 95810 Grisy-les-plâtres

 

Prix de l’avenir

1° prix : Guillaume Viard – 25460 Etupes

2° prix : Naïma Osman – 34090 Montpellier

3° prix : Fabien Truck – 82000 Montauban

prix du jury : Aminata Sow – 93250 Villemomble

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Publication de Patrice Pialat

Publié le par REGARDS

pialat.jpg

 

 

Patrice Pialat découvre très tôt la poésie, et connait à travers les livres Aragon, Ferrat Brassens, qui deviendront, « ses compagnons de route ».

C'est dans cet esprit humaniste, qu'il a conçu ce nouvel ouvrage néo-classique, ou chacun retrouvera vite le jongleur de mots qu'il connait, car les idéaux des débuts, animent toujours le quinquagénaire d'aujourd'hui, qui, malgré une société décadente, croit en un jour plus lumineux.



recueil disponible chez lui, pour 12 € + 3,00 € de port

 

 

 

 

             

PAUSE



Quand le monde s'en va dans un fou tourbillon

Déversant sur nos jours les fruits de la colère

Quand les cris ont le bruit fracassant du tonnerre

Donnant à l'avenir un aspect de brouillon

 

Lorsque l'incertain vient hanter le carillon

Si le futur n'est plus un sérieux partenaire

Faisant du quotidien un tunnel sans lumière

Je m'en vais retrouver le chant de l'oisillon

 

Fermer discrètement le verrou de ma porte

Sentir sous mes souliers le gland, la feuille morte,

M'en aller insouciant où me conduit le vent

 

Face à la société croulant sous les contraintes

J'aime cet univers chantant d'autres complaintes

Ce calme vivifiant qui nait très loin devant

 

J'ai besoin de la vie animant les branchages

De voir mon chien guettant quelques canards sauvages

Goûter la paix naissant dans le soleil levant

Publié dans actualités de chacun

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