Dans le magazine Faire Face de juillet-août

Publié le par REGARDS

Carte blanche à Priscille Vincens,

artiste peintre,

 

 

Comme pour chaque numéro d’été, le magazine Faire Face donne carte blanche à une personnalité. Après Marie Darrieussecq et Didier van Cauwelaert, c’est Priscille Vincens, artiste peintre qui livre ses coups de coeur artistiques dans les colonnes du magazine.

Priscille Vincens est « née à 32 ans », le jour où à cause d’un grave accident elle se retrouve amputée de trois de ses membres. Au lieu de l’anéantir, cela la révèle à elle-même et elle devient ce qu’elle a toujours voulu être : artiste peintre.

 

 

Priscille Vincens : une renaissance !

« Je ne me suis jamais sentie aussi entière que depuis que je vis avec un corps incomplet. Jamais aussi heureuse que depuis que je suis handicapée » annonce d’emblée Priscille Vincens. Sa recette du bonheur ? « La vie est précieuse. Il faut se donner les moyens de bien la remplir. Ma philosophie ? Faites-vous plaisir ! »

C’est au centre de rééducation de Valenton, dans le Val-de-Marne, entourée de jeunes gens habités par une rage de vivre qui lui manque, que le déclic se produit. Priscille Vincens se consacre enfin totalement à sa passion : la peinture.

Inscrite dans un courant (l’expressionnisme sensualiste), elle expose en France et à l’étranger (galerie Synchronicity Fine Arts à New-York) et réalise également des performances artistiques en direct lors de concerts et de spectacles de danse.

   

Ses choix artistiques

Après un portfolio de 3 pages consacré aux œuvres de Priscille Vincens, le lecteur découvre Nicolas Stutzmann, conteur atypique et plasticien, et Ali Fekih, danseur, mime et chorégraphe par le biais d’une interview croisée. Le combat et l’engagement artistiques relient ces trois artistes qui plaident pour une société où l’art aurait davantage de place.

Le magazine Faire Face se penche ensuite sur le cas particulier de l’acrotomophilie : l’attirance sexuelle pour des personnes amputées. Des victimes de ces acrotomophiles témoignent de leur expérience et mettent en garde contre ces agissements.

C’est ensuite Arno Marvillet, poète atteint de mucoviscidose et Jacques-Henri Bidermann, photographe et réalisateur qui prennent place dans le magazine, l’un avec ses poèmes ; l’autre avec ses photos de corps différents, et qui incitent tout deux à regarder autrement.

Un extrait de la nouvelle Royaume Lumière de l’auteur et peintre Marie-Hélène Justin vient clore ce dossier. Royaume Lumière, pour aider à dépasser la souffrance physique liée à la maladie : une forme de résilience.

 

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