Johanne Hauber-Bieth publie

Publié le par REGARDS

Johanne HAUBER-BIETH, un « Poète » au féminin

 

     

        « Amourissime », « amorosimo » diraient les italiens, toujours friands de superlatifs. Mais ici, ce serait particulièrement justifié, tant l’amour – entendez par là l’amour total – sous la plume de l’auteur, sans fausse pudeur et sans aucune contrainte, se sublime sous toutes ses formes par les sens, l’âme et le cœur et se transcende en une totale et mystérieuse harmonie qui vous emporte en son sillage.

       Ai-je dit « sillage » ? Si ce mot m’est venu spontanément ce n’est sans doute pas un effet du hasard, car le thème de la mer est sous-jacent dans la plupart de ces « Chants d’amour d’un cœur ardent ». C’est tantôt cette vaguelette rieuse et apaisée qui vient doucement s’endormir sur la plage encore tiède, tantôt cette lame fulgurante et violente comme une déferlante déchaînée en houle impétueuse capable d’emporter les naufragés au royaume des Korrigans.

       Cet  Amour là, total et exigeant, où deux êtres se fondent et ne sont plus qu’une seule et même entité, peut être entièrement don de soi, douceur et tendresse sous la caresse d’un ciel illuminé par le bonheur…

       Si la sensualité y tient une place importante, se confondant toujours à l’unisson avec l’âme et le cœur, les mots ne se départissent jamais de cette délicatesse qui lui restitue toute sa noblesse et les images qu’ils évoquent sont si habilement suggérées qu’elles ne sauraient choquer les pruderies les plus austères.

 

       Les quatre-vingt sept poèmes de cet ouvrage sont tous d’une facture classique à la rhétorique absolument irréprochable. Cependant, sous la puissance du lyrisme qui les inspire ils se font prière, cantiques d’action de grâce, hymne à l’AMOUR en majuscules, ce mot si galvaudé de nos jours. Ils lui rendent des dimensions à la fois charnelles et mystiques, celles des premiers âges, telles qu’elles devaient être au Paradis Perdu.

 

       Et j’ajouterai sans hésiter que, par-delà les siècles, la plume de Johanne Hauber-Bieth résonne en bel écho à celle de Louise Labbé, ou de Marceline Desbordes-Valmore.

 

Lucette Moreau

Lauréate de l’Académie Française

 

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Johanne HAUBER-BIETH 05/09/2010 12:00



Merci Beaucoup pour ce billet chers Amis.


Bon dimanche


Amica-Poétiques Bises


Johanne