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Printemps de poètes : Pouvoir de Guy Vieilfault

Publié le par REGARDS

Ceux-là n’ont point changé qui toujours nous gouvernent
Et dont certains, céans, prétendent qu’ils nous bernent.
Jadis, ils naissaient rois,
Juchés, d’autorité, sur de fiers palefrois,
Bardés de courtisans, comblés de favorites,
Qui donc aurait osé contester leurs mérites ?
On en connut d’aucuns, riches de déraison,
Dont l’esprit, vif autant que celui d’un oison,
Parmi tous leurs sujets était bien des plus minces.
Qu’importe : ils étaient princes,
On s’en accommodait.
Fût-il aussi sot qu’un baudet
Le seigneur était maître
Plus qu’un autre ayant eu la fortune de naître.
Ce jour, on ne naît plus :
On parvient, tout au plus.
Si l’air est différent, la chanson est bien telle
(La morgue s’agrégeant d’un soupçon de cautèle)
Que l’ouïrent nos Anciens
Entonnant le cantique en benoîts paroissiens.
Foin des bénédictions et autres patenôtres
- Ces attrape-nigauds qui longtemps furent nôtres -
Nos maîtres sont nouveaux
Qui ne répugnent point à nous baptiser veaux
Dans ces mêmes salons où de tristes figures
Racontent aux lambris de nobles gravelures.
Souverains de naissance ou monarques élus,
Ils dorment au Château, cœur léger, panse pleine,
Inventant chaque jour, de plus en plus mafflus,
Pour le peuple dévot quelque calembredaine.

Publié dans Printemps des poètes

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Un jour des femmes, quelle dérision par Marcelle Betbeder

Publié le par REGARDS

Un jour des femmes, quelle dérision !
Car la FEMME est aussi et surtout :
Elle est celle que l'on bat comme plâtre et qui en meurt,
celle que l'on excise, celle que l'on grillage,
celle que l'on lapide
celle qui n'est qu'une machine à enfanter "des enfants de sexe MALE".

Je pleure sur ces femmes que l'on martyrise,
que l'on détruit et
je pleure aussi sur celles que l'on vend comme une marchandise,
que l'on déflore dès qu'elle est pubère à 11 ou 12 ans,
sur celles que l'on viole sans souci de ses souffrances.
Non je ne veux pas de Jour des femmes,
c'est une vie qu'il faut leur redonner
Pas des fleurs !
 
 
Marcelle Betbeder

Publié dans Poésies

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Poème de Jean-Charles Paillet

Publié le par REGARDS

Le vent emporte
ce qu’il reste de mots
 
Lèvres asséchées
résignées
pour combien de temps
 
La parole doit se lever
encore et encore
 
Sa flamme monter au ciel
et dans le voyage
mesurer l’avancée
 
D’un pays à un autre

Publié dans Poésies

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Publication : Petites et grandes histoires de Louis Deville

Publié le par REGARDS

aux ÉDITIONS CHLOÉ DES LYS

 

COURT EXTRAIT :

… Delphes était au programme quelques jours plus tard. Delphes et son site extraordinaire. Delphes et son musée où les attendait la célèbre statue de l'Aurige, ce fier conducteur de char aux yeux perçants. Delphes et son théâtre antique de près de cinq mille places.

 

Il faut le mériter ce fameux théâtre, il est situé tout en haut du site à flanc de coteau. Du haut des gradins, on a une vue superbe sur la vallée. C'est d'un pas assuré que Georges est monté. Madeleine l'a suivi.

 

"Quelle splendeur !", a dit Madeleine.

 

C'est à cet instant précis que Georges l'a poussée. Elle a basculé, sans un cri. Quelques secondes plus tard, on a vu son corps s'écraser sur la scène y laissant une tache de sang semblable à celle laissée par un taureau mort après une corrida…

 

Publication : Petites et grandes histoires de Louis Deville

Publié dans actualités de chacun

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Prochains thèmes de notre revue 2000 Regards

Publié le par REGARDS

N° 62 – Apprends-moi la nature ! – juillet 2015

N° 63 - Nos amours – octobre 2015

N° 64 – De tout et de rien – janvier 2016

N° 65 – Le voulons-nous ? – avril 2016

N° 66 – Un été d’exception – juillet 2016

N° 67 - Choix de vie – octobre 2016

N° 68 – Je me permets de vous dire – janvier 2017

N° 69 – S’il me fallait choisir – avril 2017

N° 70 – Venez jouer avec moi – juillet 2017

N° 71 - Les couleurs de la vie - octobre 2017

N° 72 - Dessine-moi un rêve ! - janvier 2018

N° 73 - Chemin de vie - avril 2018

N° 74 - Dialogue avec une rose - juillet 2018

 

Merci d'envoyer vos textes 6 mois à l'avance minimum.

Prochains thèmes de notre revue 2000 Regards

Publié dans revue

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Sous la cavale des nuages, piano et Haïkus

Publié le par REGARDS

Recommandé par Regards, magnifique ! Nos adhérents ont un sacré talent...

 

Publié dans actualités de chacun

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Le prisonnier de Xavier-Silvio Barbera

Publié le par REGARDS

LE PRISONNIER

 

Il admire, inconnu, l'océan bleu qui danse,

Meurtri, lassé, selon le ballet flou des eaux,

Rude soleil éteint, derrière les barreaux ;

Au fond d'un maléfice aussi cruel que dense.

 

Ce froid lien l'enchaîne aux murs du châtiment.

Toutefois son cœur pur lui rend l'âme en colère,

Dont l'âpre Liberté semble le corollaire,

Au sein d'une douleur que cache un soir clément.

 

Pourquoi ce chagrin le submerge,

Impérieux tel l'intrigant ?

Pourquoi ce ressac de brigand

Gronde et si généreux, l'héberge ?

 

Il réprime un suprême et violent sanglot :

– Ô larme, en toi serait l'unique dialogue ! –

Son œil poursuit l'azur, vers le Beau Large vogue,

Et surpasse d'un bond les lames au galop...

 

En sa tête frémit mainte image touchante,

En lui le souvenir brille, brûlant miroir,

Oh, que ce doux parfum, son plus secret tiroir !

Le regard de jadis l'accompagne et l'enchante.

 

Pourquoi ce torrent noir de pleurs

L'inonde ainsi jusqu'à sa gorge,

Crépitant tel un feu de forge ?

Pourquoi déteste-t-il les fleurs ?

 

 

Xavier-Silvio Barbera

 

Publié dans Poésies

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Le silence d'une tempête de Viktoria LAURENT-SKRABALOVA

Publié le par REGARDS

La poésie de Viktoria Laurent-Skrabalova séduit par son originalité, un style très personnel, à la fois simple et travaillé. Les vers s'enchaînent avec douceur et facilité, révèlent un rythme soutenu, cohérent, s'accordant avec les allégories évoquées. La construction des poèmes dans Le silence d'une tempête amène à une lecture forte et haletante.
Des mots bien choisis suggèrent images et sensations tout en finesse, font partager les sentiments profonds de Viktoria, prennent à partie le lecteur en parlant à sa sensibilité, ajoutant au charme de la lecture.



 

Le silence d'une tempête de Viktoria LAURENT-SKRABALOVA

Publié dans actualités de chacun

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Nous sommes Charlie !...

Publié le par REGARDS

D’aucuns ont applaudi : « C’est bien fait, ils l’ont bien cherché

Il ne fallait pas les provoquer !... »

Partant de ce principe assez primitif, « œil pour œil, dent pour dent »,

On aurait donc le droit de faire « justice » soi-même ?

Au nom d’Allah ou du Prophète, « ils ont fait justice eux-mêmes ».

 

Envoyés par le Prophète ? Le croyaient-ils vraiment ?

Je pense plutôt que, aveuglés par la haine de notre Démocratie,

C’est au nom de la violence et de la barbarie,

Qu’ils se sont délectés du pouvoir de prendre douze vies,

Froidement, mercredi matin à Paris…chez CHARLIE…

 

Une détermination préméditée, cruelle et sauvage de tuer,

Sanguinaire, primitive, inhumaine, sans autre forme de procès…

 

Quelques coups de crayons dans un journal,

Certes, « humoristico-satirique », mais avec un feutre c’est banal…

Valaient-ils une vengeance aussi radicale ?

Ces journalistes méritaient-ils la peine capitale ?

 

« Vous êtes donc bien faibles et couards pour vous sentir menacés

Par un trait de crayon ayant osé caricaturer,

Pas vraiment de bon goût certes comme le font les humoristes,

Plus pour titiller, et, avec talent, déranger… comme… un journaliste.

Vous n’avez pas vu l’humour,

Parce que vous manquez d’amour…

 

Guidés par l’intolérance, vous avez tout mélangé.

Il ne manquait plus que la croix gammée…

Vous vous sentiez forts, « kalach » en mains,

Visages cachés, face à des crayons, au petit matin… »

 

Si les tueurs étaient persuadés d’agir avec raison,

Toujours au nom de leur religion,

Fanatiques mais animés par leur foi, pourquoi étaient-ils cagoulés ?

Arrivés subitement, armés, ils n’avaient plus qu’à tirer ;

Avec sang-froid, sans scrupules, lâchement, ils l’’ont fait…

 

Tuer au nom d’Allah, du Prophète ou d’un Dieu ?

Dans quelle Bible, quelle Loi, quelles Ecritures est-il stipulé

Que l’on doit tuer son prochain parce qu’il vénère un autre Dieu ?

Qui ose hurler ce commandement sinon des fanatiques des enragés, des forcenés ?

 

Respecter les différences

C’est ce qui fait la grandeur de la France !

 

La France est en deuil à cause de vos idées racistes.

Mais nous n’avons pas peur de vous les extrémistes

Même si vous supprimez nos caricaturistes

Il y aura heureusement toujours des journalistes !...

 

Bafouer notre Liberté d’Expression

C’est s’en prendre à toute notre Nation

Et les Français se sont unis

Face à votre barbarie.

En espérant nous diviser,

Vous nous avez soudés plus que jamais

Au-delà des querelles politiques,

Au-delà des divergences et des polémiques,

Les Français ne se laisseront pas diviser.

De tous les coins du Pays ils défendront leur Liberté,

Proclameront leur Unité et leur Solidarité.

 

La tragédie nous a rassemblés comme pour un rendez-vous,

Pour lutter contre le fanatisme et la cruauté des fous…

 

 

Nous resterons UNIS

Puisque NOUS SOMMES CHARLIE

Et que l’Hebdo vivra, voyez-vous,

Malgré vous, grâce à nous !

 

S. Maréchal

le 10 janvier 2015

 

Publié dans Poésies

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Je suis Charlie de Germaine Cartro

Publié le par REGARDS

Prenez vos plumes, citoyens

Pour dénoncer la barbarie

D'une religion flétrie

Par les derniers des assassins !

 

Nous leur avons ouvert nos portes,

Leur avons offert notre pain,

La mosquée où s'adresse au divin

Droiture ou sanglante cohorte...

 

Au nom de l'infini Dieu bon,

Ils exterminent nos artistes,

Les seuls qui dans ce monde triste,

Nous invitent à rire des c… !

 

Réconfortant par le sourire

Un monde plus avancé

Que l'extrémiste détraqué

Qui ne rêve que de martyre !

 

Prenez vos crayons, citoyens,

Pour bouter hors de notre France,

La contagieuse ignorance

Dont font preuve les spadassins !

 

Pourtant une brebis galeuse

Ne contamine le troupeau,

Tendons la main au sang nouveau,

Chassons des coeurs la peur hideuse...

 

 

Germaine Cartro

Publié dans Poésies

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