Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

85 articles avec artiste du jour

Fête des mères... Les mamans oubliées

Publié le par REGARDS

En cette journée lumineuse

Chaque maman est merveilleuse.

Et son enfant se souvient…

Que le monde ne serait rien

Sans ce précieux bien.

 

Oui, le soleil inonde les cœurs

De ces mamans à l’honneur.

Qui, entourées de leurs enfants

Savourent doucement

L’instant présent...

 

Mais il reste tant de mères

Tristes et solitaires…

Qui se demandent pourquoi,

Les autres sont dans la joie

Sans qu’elles aient ce droit

 

Ce sont des mères meurtries

Que leurs enfants oublient

Où n’ont d’autres soucis

Que de lancer des défis…

A celles qui leurs donnèrent la vie

 

Ils ont gommé de leur mémoire

Ce sublime livre d’histoires

Où se raconte comment une maman,

Joli puits de doux sentiments,

N’oublie jamais son enfant

Et qu’elle offre sans détour

Tout ce qu’elle a d’amour.

 

Jacqueline. L

 

 

Partager cet article

Repost 0

UN PEUPLE REVEUR

Publié le par REGARDS

UN PEUPLE REVEUR

 

Ah vous le dirais-je prince intelligent

Votre si beau pays meurt mélancolique

Ainsi il s’approprie la belle réplique

D’une révolution, ce qui est fort rageant

 

Il pourrait en somme jeter la boussole

Penser à votre nom à votre honneur surfait

Envier les fortunes, du plus mauvais effet

Hâtez vous de changer, idée qui console !

 

Sur cette planète Rêve se promène

En chantant l’avenir, bonheur des amoureux

Sur la force d’espoir, ils chantent valeureux

Graves politiques, fols énergumènes...

 

Martine Goblet

Publié dans Artiste du jour

Partager cet article

Repost 0

Un phare au loin....

Publié le par REGARDS

Un phare épie
Rivage piétiné
Mer si paisible
 
 
DESLou
Un phare au loin....

Partager cet article

Repost 0

AME MALIENNE de YZA

Publié le par REGARDS

AME MALIENNE

 

 

L’espace de nos bras

S’est écarté

De ce qu’il faut pour y loger

L’enfant

Qui verra les moissons futures

L’ancien

Qui a fait de sa vie

L’offrande de toutes les moissons de la terre.

Le faiseur de pluie

Par qui le soleil trace son chemin

Sur la vie

D’avant et d’après nous 

 

 

L’enfant à la couleur des rêves authentiques

Son château de sable

Parfume de rêves nos raisons

Son pas trébuchant

Nous rend attentifs à la course du sang…

Encore plus que nous

Il puise sa force à la source vive du temps

 

 

La route défile

L’ami qui s’en vient

Ressemble à l’ami qui s’en va

Juste plus riche des mots reçus

Et échangés

Ses cheveux blancs

Baumes sur nos blessures

Sa parole calme

Cautère sur les plaies de nos âmes

 

 

Pour qui a su l’entendre

Sa prière accompagne

Nos gestes au quotidien

Quand nos bras se penchent

Pour porter l’enfant

Au bout de nos espérances

 

 

Derrière la parole de l’homme

Un soleil africain

Absorbe l’hydromel du ciel

Fait danser l’enfant

Au sein de sa mère

Comme les corris au fond des calebasses

Enflamme la voix des griots

Rend le tam-tam insomniaque

Et la fille nubile laisse ruisseler la sueur

Entre ses seins de vierge

 

 

A la saison des pluies

La fécondité accomplie

Son œuvre éternelle

 

 

L’enfant noir ignore tout de nos félicités sucrées

Mais il connaît le prix de l’eau

Le goût du lait sur sa langue

Chaque pierre est son jardin

Le désert la route qu’il apprivoise

 

 

Le bébé endormi sur les reins de sa mère

Connaîtra trois langues

Il vendra au marché le fruit de sa pêche

Ou la pierre de sel des hommes du désert

Qui donne le goût à la vie

 

 

Les mains de la femme retiennent la vie

Et l’eau qui chauffe sur les pierres

 

 

Elle porte sa richesse sur la tête

Son avenir dans son ventre

 

 

Couleurs primaires véhiculées par les étoffes

L’arabesque du verbe illumine le regard

Chanter est de mise

Pour les pierres les dieux et les hommes

Le rythme est nécessaire au pilon qui écrase le grain

 

 

Homme ton cœur

Ton souffle

Et tes mains

Rythment le temps

Il monte de la terre et grouille vers le ciel

Ton ivresse à l’odeur des corps qui dansent

Sueur et sang mêlés

Des chevilles blessées au métal des grelots taillés

Dans le fer blanc des conserves 

 

 

La nuit frémit d’étoiles

De l’enfant à l’homme aux cheveux blancs

La vie jaillit fébrile

Amour intemporel !

 

 

 

Yvette Vasseur (YZA)

Publié dans Artiste du jour

Partager cet article

Repost 0

Le cochon de Robert Bonnefoy

Publié le par REGARDS

Le cochon de Robert Bonnefoy

CHEZ mon petit boucher, près du pont, sur le cours,

MOI, j'écoute toujours ses ragots dans l'échoppe,

QUAND il parle du porc en coupant l'escalope.

ON imagine bien les mots de son discours…

 

TUE sous grand renfort de vin blanc sec et court,

LE goret dort, pendu, le regard d'un cyclope…

COCHON comme il se doit, le tueur et sa clope

TOUT en vociférant, boit dans la basse - cour…

 

LE feu est alors mis sur les soies et la paille :

MONDE de bactéries qui vivent par dépôt…

" Rit - on beaucoup chez vous ?… Un barbecue ?… Ripaille ?…"

 

"SAUF que dans ce bûcher, nous sommes la tripaille !…"

LE charcutier jubile en poussant son chapeau,

COCHON comme son nez, rose comme sa peau…

 

 

Sonnet en acrostiche

                                                                       Robert Bonnefoy

 

d'après Edgar Faure

"Chez moi, quand on tue le cochon, tout le monde rit. Sauf le cochon ! "

 

 

Publié dans Artiste du jour

Partager cet article

Repost 0

Les Agneaux de l'Oubli de Xavier Silvio BARBERA

Publié le par REGARDS

Les Agneaux de l'Oubli

( Berceuse dite « baudelairienne » ou de Rollinat )

 

 

Mon compagnon, viens donc, pressons le pas, pressons

Sur l'hymne des adieux, viens donc, voici l'aurore.

L'Aquilon des sommets nous hèle, gravissons

Charmer un sol qu'un ciel ensoleillé colore...

Mon compagnon, viens donc, pressons le pas, pressons.

 

" Ô Seigneur, disais-tu, ne finirai-je pas

De souffrir, quand viendra l'ultime fin, mon heure ?

Laisse-moi m'enchanter dans le sceau du trépas,

Permette qu'un soupir ainsi voulu m'effleure.

Ô Seigneur, disais-tu, ne finirai-je pas ? "

 

Viens sur ce jour-tumulte aux accents de l'oubli ;

Affûte ton fusil : un combat nous réclame.

Ah ! quel doux souvenir que le sang ennobli,

Quand la gloire posthume est d'une grandeur d'âme !

Viens sur ce jour-tumulte aux accents de l'oubli.

 

Nous sommes deux guerriers parmi la frondaison,

Notre sueur s'assemble aux larmes du supplice...

Le vacarme des chars a noyé ma raison ;

Le vautour guette encor la proie avec délice !

Nous sommes deux guerriers parmi la frondaison.

 

Pour assouvir ta soif éternelle, tu vas

Vers le champ de bataille aux multiples souffrances.

Grondant : " Qui sommes-nous ! Des infimes appâts ? "

Mais de nos cris l'écho bercera les silences...

Pour assouvir ta soif éternelle, tu vas.

 

Ah...mon ami, je vois la Faucheuse accourir

Empressée, où bien loin, l'espérance m'emporte.

Que j'aime à me revoir sauvé ! c'est ça mourir ?

Je chevauche le souffle ailé, lequel m'exhorte ;

Ah...mon ami, je vois la Faucheuse accourir.

 

 

Xavier Silvio BARBERA

Publié dans Artiste du jour

Partager cet article

Repost 0

LETTRE DU MANUSCRIT 424 A UN ÉDITEUR de Marie-Noëlle Hôpital

Publié le par REGARDS

Monsieur ou Madame ou bien Mademoiselle,

 

 

Me voici froissé, flétri, écorné devant vous. J'ai été déchiré au fil des années … Je sais, je ne suis guère présentable mais les photocopies coûtent cher. J'ai voyagé de maison d'édition en maison d'édition sous différents matricules : 424, 1470, 36885 … Je suis passé de main en main, de facteur en vaguemestre, de secrétaire en lecteur, inlassablement. J'ai été palpé, usé jusqu'à devenir transparent. Et me voilà, tout tremblant, pour un dernier voyage.

J'ai toujours été repoussé avec des accusés de réception courtois, des lettres types, des compliments parfois. Quelques mois après l'envoi, le couperet tombait : "ne correspond pas à notre ligne éditoriale" , "n'a pu être retenu" ,"notre programmation est déjà complète" ,"nos moyens ne nous permettent pas de vous publier" …

Comme aurait dit Sartre, je suis de trop, ma masse de papier superflue gêne et encombre dans l'antichambre. Seule ma génitrice m'aime encore ; pour combien de temps ? Ma pauvre mère se couvre de rides elle aussi, le fruit de ses entrailles est sempiternellement rejeté.

Dernièrement, elle a assisté à une conférence au cours de laquelle son éditeur favori a évoqué la solitude du lecteur de fond englouti sous le tas de tapuscrits grisâtres ; pas question de lire cette manne indigeste, d'ingurgiter ces mauvais feuillets, cet exécrable galimatias.

Maman entendit ceci : "Vous n'imaginez pas combien de gens se croient écrivains" ; et l'éditeur de fustiger ceux qui avaient l'audace de téléphoner, l'outrecuidance de se manifester et d'abord l'idée sotte et saugrenue d'adresser des textes par la poste, comme si la maison n'avait que ça à faire, à donner des consultations gratuites à des importuns, fort nombreux de surcroît.

Du coup, vu mon grand âge, je suis en sursis ; si vous ne m'acceptez pas, vous, mon ultime recours, Maman allumera une belle flambée, je noircirai, je serai dévoré, réduit en poussière. Seul mon titre cartonné résistera un peu plus longtemps. Je m'intitule "LES RÊVES BRISÉS". Mon anonymat prolongé ressemble à un coma ; mais la flamme aura raison de ma vie si vous n'intervenez pas promptement.

Donnez-moi des petits, je vous en supplie, multipliez-moi, vous, ma dernière chance, ma dernière planche de salut.

Publié dans Artiste du jour

Partager cet article

Repost 0

Un si joli jardin de Jacqueline Farineau (fin)

Publié le par REGARDS

« bonjour mes petits chéris, vous grandissez bien ? Tout va bien ? » disait-elle

« bonjour Léon et Léontine ! » disait-il et il faisait claquer sa langue pour les interpeller ; les petits ont vite compris qu'ils étaient des amis et clignaient des paupières en les regardant.

La croissance des enfants était rapide, ils devenaient des adolescents ; un jour, Léon s'est élancé et a volé quelques centimètres pour se poser sur une branche proche du nid, aussitôt imité par sa sœur ; deux jours plus tard, ils étaient perchés sur l'antenne ; Roro et moi posés sur le toit de l'appentis du jardin, nous surveillions leurs premiers vols, à la fois fiers et inquiets ; durant ce temps, l'appareil photo travaillait !!!!

Un matin, ils ont pris leur essor et se sont envolés vers le petit bois pour retrouver la communauté des colombidés ; ils n'ont plus besoin de nous, ils sont autonomes ; mais nous espérons que lorsque l'un ou l'autre voudront fonder une famille qu'ils retrouveront ce si joli petit jardin avec son olivier et le gros chat qui dort dessous ; là où n'est que calme et sérénité !!

Un si joli jardin de Jacqueline Farineau (fin)

Publié dans Artiste du jour

Partager cet article

Repost 0

Un si joli jardin de Jacqueline Farineau (suite 1)

Publié le par REGARDS

Un si joli jardin de Jacqueline Farineau (suite 1)

Quelques jours plus tard, je me suis sentie bizarre ; j'en ai fait part à Roro ; celui-ci a dit: « vite, ! construisons un nid, il est temps, nous allons avoir des bébés. » nous nous sommes mis au travail et pour faire notre berceau nous avons choisi l'olivier du jardin, bien touffu où des centaines d'olives commencent à grossir ; d'abord, j'ai pris mes précautions, je suis allée demander la permission au vieux chat ; je me suis posée sur la plus basse branche ; il était là sur la terrasse assis sur son gros derrière ; nous nous sommes regardés ; j'ai fait les doux yeux à son regard d'acier ; il a compris et a ouvert le bec ; Non, pas le bec idiote ! mais ça voulait dire « d'accord ! »

Avec des brindilles que nous trouvions un peu partout dans le jardin ainsi qu'un petit ruban de plastique qui nous a permis de le consolider, le nid fut rapidement construit ; il était grand temps car j'ai senti une irrésistible envie de... pondre ; ainsi deux œufs sont sortis de moi ; des jumeaux quel bonheur ! Je me suis posée délicatement sur eux et me suis mise à couver ; la nuit, Roro venait me relayer tandis que je cherchais des graines pour me nourrir et nous nous faisions des « roucoucou » pour nous assurer que tout se passait bien ; c'est ainsi que nous avons attiré l'attention des 2 petits vieux. Il fallait voir comme ils étaient contents de trouver un nid dans leur olivier car je sais que cet arbre est sacré pour eux ; il représente un havre de paix ; ils l'ont planté pour un être aimé disparu et caressent quelques feuilles quand ils passent près de lui, l'olivier leur rend cet amour en produisant une dizaine de kilos de fruits tous les ans.

Quand ils m'ont découverte, vite ils ont écarté les branches et m'ont photographiée ; j'étais très fière de passer à la postérité grâce à cette photo.

Le gros matou dormait sous l'arbre jour et nuit ; une nuit, Roro m'a raconté qu'un chat noir est venu en catimini sur le mur du jardin ; notre ange gardien s'est réveillé en sursaut et l'a poursuivi en poussant des feulements de tigre miniature ; nous n'avons pas revu l'intrus et nous étions très rassurés par la présence de ce félin protecteur.

Un jour, je me suis absentée quelques minutes pour chercher quelques graines quand en revenant au nid, j'ai aperçu deux petites têtes j'ai compris que mes enfants étaient nés. J'ai aussitôt appelé Roro, je crois qu'il a volé aussi vite qu'un aigle ; nous avons roucoulé de bonheur : un garçon et une fille ; que demander de mieux ?

Quand ils ont commencé à bouger, je me suis empressée de leur verser dans le bec du lait de jabot. Eh non ! Il n'y a pas que les mammifères qui produisent du lait ; nous aussi, mais il ne vient pas de la même source ;

Les petits vieux aussi ont vu la présence des bébés ; ils étaient aussi heureux que nous, vite ils ont pris des photos.

Lui : « un des deux a une tête plus grosse que l'autre, c'est sûrement un mâle et le second une femelle ! »

Elle répondit en riant : « une grosse tête pleine de vide comme tous les mâles de notre planète ! »

Lui : « celle-là je l'attendais, et si nous les appelions Léon et Léontine ; qu'en pense-tu ? »

Roro et moi perchés sur l'antenne, nous trouvions ces prénoms un peu démodés mais il fallait bien remercier nos hôtes alors nous avons acquiescé en hochant la tête car vous ne le saviez peut-être pas, mais nous comprenons les humains : leur langage, leurs intentions, leurs sentiments ; de les regarder vivre au quotidien, nous arrivons à lire dans leur esprit.

Nos deux petits vieux étaient simples et chaleureux ; plusieurs fois par jour, ils écartaient les branches et regardaient les tourtereaux grandir

Un si joli jardin de Jacqueline Farineau (suite 1)
Un si joli jardin de Jacqueline Farineau (suite 1)

Publié dans Artiste du jour

Partager cet article

Repost 0

Un si joli jardin de Jacqueline Farineau

Publié le par REGARDS

Un si joli jardin de Jacqueline Farineau

Un événement annuel se prépare dans le petit bois du quartier où ma famille a élu domicile : le ballet nuptial des columbidés ; moi Isabelle, jeune damoiselle tourterelle je n'ai pas encore envie de fonder une famille ; je me sens libre, indépendante et cette fête m'ennuie au plus haut point ; perchée sur la plus haute branche d'un laurier, je regarde de haut toute cette horde de mes congénères qui se pavane ; il faut voir les mâles qui se gonflent d'orgueil ; c'est à qui fera retentir les plus mélodieux des « roucoucou, roucoucou... » tandis que les filles, les scrutent en penchant la tête ; certaines prenant une attitude hautaine et d'autres béates d'admiration, ressemblent à des dindes ; enfin à chacun sa personnalité ! La nature n'est pas faite d'uniformité, heureusement !

Vraiment aucun de ces garçons ne me plaît ! Je vais aller voleter au calme, un peu plus loin de ce vacarme quand soudain j'aperçois un jeune homme qui regarde la fête perché sur une branche de chêne ; il semble triste... ou sérieux car ses yeux entourés de lunules noires lui donne un air d'intello ; j'apprécie son port humble ; il n'est pas comme les autres et c'est ce qui m'attire en lui ; je lève la tête vers lui et il me voit ; il incline la tête et cligne des paupières ; j'ose, je prends mon envol et me perche près de lui ;

« bonjour ! » lui dis-je, « tu ne vas pas à la fête ?

« bonjour ! Non cela ne m’intéresse pas ; j'ai déjà fait une migration mais partout où je suis passé, je n'ai pas encore rencontré la demoiselle qui me convient ; j'ai des copines mais je pense que je resterai célibataire ! »

Et moi, effrontément je lui pose la question : « peut-être es-tu gay ? »

« je ne crois pas, j'ai aussi des copains. »

« Mais tu n'as jamais eu envie de... » je n'ose pas poursuivre.

« bien sûr que si, c'est normal ; mais j'attends le grand amour ; je sais, c'est dépassé à notre époque mais qui puis-je ? Je suis un romantique.

Je trouve ce garçon tourterelle plutôt inattendu et ce qui m’intéresse c'est sa différence et ce que j'ai de commun avec les autres filles, c'est la curiosité.

« tu ne roucoules jamais, et pourquoi tu as des lunettes ? »

Il n'est pas agacé par mes interrogations.

« je réserve mon chant à celle qui partagera ma vie, et les cercles noirs autour de mon regard ; c'est le métissage de mes parents : turc et français ! »

« comment te prénommes-tu ? Moi c'est Isabelle ; »

« moi, c'est Roro ».

Et nous sommes devenus amis, nous nous retrouvions tous les soirs et nous avions de longues conversations mais je sentais bien qu'avec le temps, notre sentiment d'amitié évoluait ; je le trouvais beau et lui me regardait avec des yeux attendris.

Un soir nous étions perchés sur une antenne de télévision, et soudain il me dit : « regarde en dessous le joli petit jardin, il est si paisible, je l'ai bien observé, dans la maison vit un couple de vieux qui ne se dispute jamais ; s'ils élèvent quelquefois la voix, c'est qu'ils sont un peu sourds ; ils ont un vieux chat qui n'aime pas chasser, il tolère les oiseaux, mais ne supporte pas que des intrus de sa race pénètrent sur son territoire ; là ! Il est furieux ! Il passe ses journées à dormir sous l'olivier ou à se faire dorloter par sa maîtresse ; ne crois-tu pas... »

j'ai compris aussitôt quelles étaient ses intentions ! J'ai craqué ! J'ai approché mon bec du sien et nous avons échangé un baiser passionné ; ce fut une révélation pour nous deux et alors nous avons fait l'amour ; oh Je sais ! Vous allez penser que ce n'est pas très romantique de s'aimer sur une antenne de télé ; mais que voulez-vous, nous évoluons aussi vite que les humains avec leurs nouvelles technologies et puis qu'importe le lieu quand deux êtres vivent un amour irrésistible.

Publié dans Artiste du jour

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>